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Résultats avec Windows Live® Search Jeu de Robin et Marion [Adam de la Halle]Article
Jeu de Robin et Marion [Adam de la Halle], œuvre du trouvère Adam de la Halle, très certainement composée en Italie et jouée à Naples en 1285, ville où le compositeur a suivi le comte Robert II d’Artois, parti secourir Charles Ier d’Anjou après les Vêpres siciliennes. Adam de la Halle est actif pendant la seconde moitié du XIIIe siècle dans les régions de l’Artois et de la Picardie, et plus particulièrement à Arras. Le Jeu de Robin et Marion met en scène trois personnages principaux : le Chevalier, Robin et Marion. L’argument est typique du genre de la pastourelle. Le Chevalier offre son amour à Marion, une jeune bergère éprise d’un jeune berger, Robin ; éconduit par Marion, le Chevalier se venge en malmenant Robin et enlève finalement la bergère ; mais en vain, car elle reste fidèle à son berger. Le chevalier laisse partir Marion. Pour fêter leurs retrouvailles, les deux amants et leurs amis font une fête champêtre, agrémentée de danses et de chants et d’une farandole finale. Si l’argument avait été souvent traité dans le genre poétique de la pastourelle, le mérite du trouvère d’Arras est de l’avoir porté sur scène, en mêlant le dialogue en vers sans accompagnement musical aux chansons et aux danses. Le Jeu de Robin et Marion est précédé d’une sorte de prologue, le Jeu du Pèlerin, au cours duquel un pèlerin, revenant du Royaume des Deux-Siciles, explique l’origine de la comédie et invite le public à bien l’accueillir. Le Jeu de Robin et Marion constitue le premier exemple de théâtre médiéval libéré des modèles du drame liturgique. Pastourelle dramatique, l’œuvre développe les thèmes des pastourelles lyriques. Elle a été souvent rapprochée d’un genre médiéval très courant dans la France du Nord, le jeu parti, dont la construction en questions et réponses était utilisée lors des jeux de société organisés pendant les fêtes champêtres. Les pièces chantées alternent avec les passages en prose et leur mélodies vives et populaires sont probablement parfois la simple citation de mélodies préexistantes. La notation musicale consiste en la seule ligne mélodique du chant, mais les instruments (muse, musette, kevrette, tabour, flajol d’argent, cornés) intervenaient probablement, autant pour accompagner le chant que pour rythmer les pas de la danse. La musique est écrite partiellement à trois parties, suivant un contrepoint qui semble ignorer complètement les relations verticales.
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