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  • Lohengrin - Wikipédia

    Lohengrin, dit le chevalier au cygne, est un personnage de la légende arthurienne, fils de Perceval. Il est le héros de l’opéra Lohengrin de Richard Wagner.

  • Lohengrin (opéra) - Wikipédia

    Lohengrin est un opéra de Richard Wagner composé de 1845 à 1848 et créé en 1850. L'histoire du « chevalier au cygne » provient de la littérature médiévale allemande ...

  • Lohengrin

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Lohengrin [Richard Wagner]

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Wagner, LohengrinWagner, Lohengrin

Lohengrin [Richard Wagner], « opéra romantique » en trois actes de Richard Wagner, sur un livret du compositeur élaboré à Marienbad en 1845, en même temps que celui des Maîtres chanteurs de Nuremberg, d’après des légendes médiévales.

L’œuvre a été composée à Dresde entre 1846 et 1848. Exilé en Suisse à la suite de menées révolutionnaires, Wagner n’a pu assister à sa création au théâtre de la Cour à Weimar, le 28 août 1850, sous la direction de Franz Liszt.

L’action se déroule à Anvers au Xe siècle. Accueilli en sauveur par le peuple flamand qu’il est venu aider à vaincre les Hongrois, le roi allemand Henri l’Oiseleur écoute les doléances du comte Friedrich von Telramund : celui-ci, soutenu par son épouse Ortrud, accuse la jeune duchesse Elsa de Brabant d’avoir assassiné son propre frère Gottfried, héritier de la couronne. Telramund revendique pour lui le duché. Sommée de se défendre, la jeune fille se contente de déclarer qu’elle attend son sauveur. De fait, un mystérieux chevalier s’avance sur une nacelle tirée par un cygne. L’inconnu défait Telramund et promet d’épouser Elsa à condition qu’elle ne l’interroge ni sur son nom, ni sur son origine.

Pendant les préparatifs de la noce, Ortrud, qui maîtrise la magie, convainc son époux d’ourdir un complot et instille le doute dans l’esprit vulnérable d’Elsa. N’y tenant plus, celle-ci pose au chevalier les questions interdites. C’en est fait de leur mariage : non sans avoir une fois de plus contrecarré la conjuration de Telramund, l’être mystérieux convoque la population et dévoile son identité ; il est Lohengrin, fils du roi du Graal Parsifal, et il a quitté sa communauté surnaturelle pour tenter de mener une existence terrestre. Ayant échoué, il repart comme il était venu. Ortrud exulte mais son triomphe est de courte durée : le cygne qui transportait Lohengrin se métamorphose en jeune garçon ; c’est Gottfried, que l’on croyait mort mais qui n’avait été qu’envoûté par la magicienne. La province retrouve son duc et Elsa tombe inanimée tandis que Lohengrin s’éloigne à jamais.

Œuvre représentative du romantisme allemand, auquel elle emprunte le contexte médiéval et le thème de l’incommunicabilité entre le monde des esprits et celui des hommes, Lohengrin marque la fin de la première période de Wagner. L’opéra, dans la continuité de Weber, annonce déjà les recherches wagnériennes en matière de fusion du drame et de la musique, de souplesse des transitions et de subtilité de l’orchestration, avec une importance nouvelle donnée aux timbres instrumentaux. Baudelaire a décrit avec autant de lyrisme que de finesse l’impression d’apesanteur que l’on ressent à l’écoute du prélude de l’acte I. Dans un texte paru dans la Revue européenne en 1861, il déclare s'être senti « délivré des liens de la pesanteur » et « planant au-dessus et bien loin du monde naturel ». Toutes ces images aboutissent à la même conclusion : nous avons affaire à une musique hors de l'espace, et surtout hors du temps.

Cette atmosphère particulière est le résultat de la synthèse réussie par Wagner entre la fragmentation du timbre et l'unité du climat d'ensemble. Du point de vue du jeu instrumental, l'effet est obtenu par un assouplissement généralisé des entrées des instruments : on ne doit plus entendre d'attaques, mais uniquement une sonorité fondamentale qui est progressivement fléchie par l'entrée — presque imperceptible — des instruments, et notamment des huit violons solistes qui ouvrent le prélude dans l’extrême aigu. Sur le plan vocal, l’écriture se montre encore redevable à un lyrisme assez latin, en particulier pour le rôle-titre, un ténor à la voix plus souple et douce que ce qui deviendra le ténor héroïque wagnérien à partir de la Tétralogie : le mystère du récit du Graal, au troisième acte, est également dû à cette voix venue d’ailleurs, qui symbolise parfaitement le statut à part de ce personnage incapable de s’adapter au monde des hommes, et en qui l’on a pu voir une représentation de la figure de l’artiste. Quant à la grande scène chorale qui clôt le deuxième acte, avec son alternance de complots, d’invectives et de processions religieuses, elle n’est pas sans parenté avec le grand opéra à la française, que Wagner prétendait pourtant détester.

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