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Résultats avec Windows Live® Search Neuvième Symphonie [Ludwig van Beethoven]Article
Neuvième Symphonie [Ludwig van Beethoven], symphonie en ré mineur pour solistes, chœur mixte et orchestre de Ludwig van Beethoven, créée à Vienne le 7 mai 1824. La Neuvième Symphonie est la synthèse tardive de plusieurs projets. Beethoven envisage dès 1792-1793 de mettre en musique l’Ode à la joie de Schiller. L’idée d’une symphonie avec chœur ne s’impose à lui qu’en 1818. Quant à la mélodie initiale de l’hymne, elle se trouve déjà presque telle quelle dans plusieurs compositions antérieures, dont le lied Gegenliebe de 1795 et la Fantaisie pour piano, chœurs et orchestre de 1808. Ce n’est qu’en octobre 1823 que Beethoven réunit ces éléments dans le final de sa symphonie (il n’utilise alors que 6 strophes du long poème de Schiller). Le premier mouvement (allegro ma non troppo, un poco maestoso), de forme sonate, est précédé de mesures introductives qui conduisent, par un crescendo, à un puissant arpège descendant, en rythme doublement pointé, par lequel commence le premier thème, très énergique. Le deuxième ensemble thématique (en si bémol majeur), très abondant et contrasté, se caractérise par une certaine douceur, soulignée par l’importance des bois. Au développement du thème principal, moins dramatique, apparaissant par section (en sol, puis en la mineur), s’oppose l’extrême puissance du début de la réexposition. À la fin de la coda apparaît un motif nouveau de marche funèbre plaintive. Le second mouvement en ré mineur (molto vivace) se rattache au type scherzo et comprend, dans sa section principale, un thème de fugato étourdissant (staccato), complété par deux autres motifs, l’un très marqué, l’autre (aux vents), mélodique et legato. Une section presto, alla breve, d’une tranquillité rappelant la Symphonie pastorale, y fait fonction de trio. Le troisième mouvement en si bémol majeur (adagio molto e cantabile) est un exemple parfait de mélodie beethovénienne, simple mais céleste et paraissant ne jamais devoir finir. Le second thème en ré majeur ne rompt nullement cette sérénité un peu grave. Le mouvement consiste en variations (du premier motif essentiellement), avec un interlude étonnant où le temps semble suspendu, et, avant la fin, le retour d’une atmosphère dramatique (fanfares, trémolos). Dans le final, l’entrée du chant est longuement retardée. Après un puissant accord dissonant, une introduction très dramatique, violoncelles et contrebasses se saisissent du thème de l’Hymne à la joie d’abord esquissé aux bois pour l’énoncer entièrement (en ré majeur). C’est seulement après trois variations de ce thème et le retour de l’introduction dramatique que le baryton solo entame son récit (« O Freunde, nicht diese Töne ! »), puis entame la première strophe de l’hymne (« Freude, schöner Götterfunken »), entraînant le chœur. Les strophes 2, 3 et 4 sont traitées en variations (la strophe 4, dans un style alla marcia turc). Après une variation orchestrale fuguée, puis une reprise variée de la première strophe, la strophe 5 et davantage encore la strophe 6 (andante et adagio) introduisent un climat de ferveur sacrée. La fin de l’œuvre, reposant presque uniquement sur la première strophe et comportant des motifs nouveaux, est très énergique, mais avec de remarquables passages recueillis, comme le sublime quatuor de solistes « Alle Menschen werden Brüder ». Créée avec grand succès, cette symphonie avec chœur, dépassant tout à fait le cadre classique, constitue un des monuments de la musique allemande.
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