Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Opéra de quat'sous, l' [Bertolt Brecht et Kurt Weill]

Résultats avec Windows Live® Search

  • L'Opéra de quat'sous

    tele doc le petit guide télé pour la classe 2007 2008 ARTE TNT: DIMANCHE 2 DÉCEMBRE, 9h50 Grand succès théâtral des années 1920, le Singspiel de Bertold Brecht et Kurt Weill ...

  • Celestins: L'Opéra de Quat'sous

    Galerie photos. Retour saison. Horaires : 20h30 dim 16h30 Relâche: lun Créé en décembre 2008 au Théâtre du Puy-en-Velay : Avec les comédiens chanteurs Anne Barbier, Pierre ...

  • L'Opéra de quat'sous - Wikipédia

    L'Opéra de quat'sous (Die Dreigroschenoper) est une pièce de théâtre musicale écrite en 1928, par le dramaturge Bertolt Brecht et le compositeur Kurt Weill.

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Opéra de quat'sous, l' [Bertolt Brecht et Kurt Weill]

Article
Médias
Bertolt BrechtBertolt Brecht

Opéra de quat'sous, l' [Bertolt Brecht et Kurt Weill], (Die Dreigroschenoper), pièce avec musique en un prologue et trois actes de Kurt Weill, sur un texte de Bertolt Brecht inspiré du Beggar's Opera (l'Opéra des gueux, 1728) de John Gay. L’œuvre a été créée le 31 août 1928 à Berlin au Theater am Schiffbauerdamm.

L'action de l’Opéra de quat’sous se situe à Soho, quartier pauvre de Londres à la fin du XIXe siècle, pendant la fête du couronnement.

Jonathan Peachum règne sur la pègre avec l'appui de Brown, le chef de la police. Or Polly, sa fille, s'est enfuie avec un voyou, Mackie, également protégé par Brown. Ils sont mariés à la va-vite par un pasteur enlevé pour l'occasion. Commence alors pour eux une cavale infernale de bouges en prisons, pendant laquelle Mackie croise quelques-unes de ses anciennes conquêtes. Toutefois, l'acharnement de Peachum a raison de l'ingéniosité de Mackie : il est capturé par Brown et s’attend à être pendu au moment où surgit un héraut qui prononce sa grâce.

L'Opéra de quat'sous est, avant Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny (1930), le premier pas de Brecht vers l'opéra épique. Il y dénonce la corruption des milieux politiques en établissant un parallèle entre les pratiques de la pègre et celles des capitalistes et en fustigeant l'hypocrisie de la morale traditionnelle. Sur le plan formel, les songs introduisent un principe de rupture : un personnage sort de son rôle pour commenter en chantant la situation et son propre comportement. Outre cette forme nouvelle de distanciation, Brecht entend, par l'artificialité du happy end, amener le spectateur à réfléchir au lieu de se laisser subjuguer par l'action.

C'est avec un humour féroce et une grande dextérité orchestrale que Weill imagine l'accompagnement musical de plusieurs parties du texte de Brecht. L'ensemble, conçu dans l'esprit du singspiel, oppose nettement les nombreux dialogues parlés aux songs, chansons caractéristiques de ce type d'opéra berlinois. La gouaille des personnages permet à Weill d'alterner un parlando proche de la diction du cabaret avec des passages plus lyriques, en pastichant quelques archétypes de l'opéra. L’œuvre connaît un triomphe international dès ses débuts, passant dès 1931 sur le grand écran grâce au film de Pabst. Puisant ses influences aussi bien dans le jazz que dans la chanson ou encore dans les formes classiques, le style de Weill atteint une sorte de perfection dont les joyaux « Mack the Knife » ou « la Chanson de Jenny » fécondent encore l'imagination des musiciens, toutes tendances confondues.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft