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Roi David, le [Arthur Honegger]

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Roi David, le [Arthur Honegger], psaume dramatique d'Arthur Honegger, en trois parties, d'après le drame de René Morax. Composée en 1921 pour récitant, soprano, alto et ténor soli, chœur d'hommes, chœur de femmes, chœur mixte et quinze instruments, l'œuvre a été réinstrumentée pour grand orchestre en 1923.

Commandé pour la réouverture du Théâtre populaire du Jorat de Mézières (Vaud, Suisse), le Roi David est créé dans ce théâtre, en version scénique, le 21 juin 1921, tandis que la version réinstrumentée est donnée à Paris le 14 mai 1924, sous la direction de Robert Siohan. Ses divers épisodes, distribués en trois parties, retracent la vie du berger David.

Dans la première partie, David, vainqueur de Goliath et traité en triomphateur durant la guerre qui oppose Saül aux Philistins, est poursuivi par la haine de Saül ; mais Dieu le protège et Saül et son fils périssent à Guilboa. Cette partie est formée de quatorze numéros, où des cantiques lyriques alternent avec des évocations guerrières et des psaumes. Elle contient deux moments forts : la scène de sorcellerie des « Incantations », scandée par les tambourins et le tam-tam, et les « Lamentations de Guilboa », pièce construite sur les plaintes alternées des soli, soprano et alto.

La deuxième partie n'est composée que de deux pièces, le « Cantique de fête », par lequel le peuple célèbre David, et la « Danse devant l'Arche », évocation du peuple de David, dans une cantate lyrique pour soli, chœur et orchestre. Trois sections voient se succéder un dialogue entre voix d'hommes et voix de femmes accompagnant la montée d'un choral de louange au Seigneur, un épisode dansant, et la reprise du crescendo.

Dans la troisième partie, David est puni par le Seigneur pour s'être rendu coupable d'adultère. Il pèche aussi par volonté de puissance et l'Ange de la mort frappe Jérusalem de la peste. La « Mort de David », faisant pendant à la « Danse devant l'Arche », représente le deuxième grand moment de l'œuvre. Le thème en fa majeur, énoncé d'abord par le soprano solo, est progressivement transformé en un choral en majeur chanté par le chœur tout entier.

Avec cette œuvre très populaire, Honegger se place dans la tradition de l'oratorio du XVIIIe siècle. Certaines pièces mettent à l'honneur des techniques du contrepoint propre au baroque tardif, dans le style de Haendel ou de Bach.

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