Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant africaine, radio et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur africaine, radio

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

africaine, radio

Article
Plan de l'article
1

Présentation

africaine, radio, développement historique de la radio sur le continent africain.

En Afrique, continent de l’oralité, la radio, qui a pris la suite de la tradition orale, est le moyen de communication moderne par excellence. Elle a permis de pallier les inconvénients de la faible alphabétisation, de l’isolement des campagnes et du faible revenu des populations pour qui les journaux restent chers.

2

La radio coloniale

La radio apparaît à l’époque coloniale dans les territoires de colonisation pour informer les Européens isolés dans la brousse ou les communautés européennes dans les grands centres. L’Afrique du Sud (1924) et l’Afrique orientale (Kenya, 1928) sont les premières à disposer de postes émetteurs. Dans les territoires où la présence européenne est réduite à quelques administrateurs, enseignants et médecins, on écoute, dans de mauvaises conditions, les émissions à ondes courtes diffusées à partir des métropoles. Des relais des radios métropolitaines sont assez rapidement mis en place au Nigeria (1936) et en Ouganda, et leurs émissions complétées par des programmes en langues locales, comme en Côte-de-l’Or (Ghana). Dans les pays anglophones où les missions protestantes font de gros efforts d’évangélisation, la diffusion de l’écrit par les missionnaires dans les alphabets locaux pour favoriser la lecture de la Bible a un effet déterminant sur l’africanisation de l’information qui se manifestera plus tard dans les journaux et la radio.

En Afrique francophone, à part Madagascar qui est dotée d’une radio avec des émissions en français et en malgache dès 1931, la radio n’apparaît réellement qu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale (Radio-Dakar pour l’AOF, 1938). La nécessité pour la France libre de montrer son existence et de concurrencer Dakar, restée aux mains des partisans du régime de Vichy, est à l’origine de la création de Radio-Brazzaville (la Voix de la France libre, 1943).

3

Émergence du nationalisme africain

Après la guerre, les territoires anglophones conservent leur avance en matière radiophonique, entraînée ici encore par l’ouverture sur le monde et les relations, ténues, mais bien vivantes, des futurs responsables politiques africains avec les leaders noirs américains et antillais anglophones théoriciens du panafricanisme (Marcus Garvey, George Padmore). Cet activisme provoque les réticences de l’administration britannique qui refuse, par exemple, au leader ibo du Nigeria, Nnamdi Azikiwe, correspondant de l’agence Reuter, de fonder une station de radio (1949).

Au Congo belge, un émetteur construit en 1949 et émettant depuis Léopoldville (Kinshasa), est doublé d’un second émetteur quelques années plus tard et complété d’émetteurs provinciaux pour diffuser, en français et dans les quatre langues principales, « nouvelles, causeries, courrier, chants, pièces théâtrales ». Peu à peu, des Africains s’expriment à la radio à travers des émissions culturelles et d’information, mais dont le contenu est surveillé de près par les services de l’information coloniale.

4

La voix de l’indépendance

Alors que l’indépendance se profile à l’horizon, l’année 1956 voit la création de la Société de radiodiffusion pour la France d’outre-mer (Sorafom). Elle dote chaque territoire francophone d’une radio diffusant des programmes culturels et d’information générale réalisés en France et de plus en plus en Afrique même avec la participation d’Africains pour les informations locales. La Sorafom se double bientôt de la création en France, à Maisons-Laffitte, d’un studio-école animé par Pierre Schaeffer, destiné à la formation de journalistes et de réalisateurs.

L’indépendance du Ghana, en 1957, entraîne celle de la radio locale, la Gold Coast Broadcasting, qui porte au loin la voix de l’Afrique indépendante et du chantre du panafricanisme Nkwame Nkrumah. Dès lors, la radio devient une arme de gouvernement pour les leaders qui ont pris en charge la destinée de leur pays, et une arme idéologique pour une Afrique devenue un enjeu de la guerre froide. En Guinée, indépendante depuis 1958 après le « non » au référendum sur la Communauté, les diatribes de Sékou Touré à Radio-Conakri contre la politique francophile de l’Ivoirien Houphouët-Boigny tiennent en haleine l’Afrique de l’Ouest.

Page précédente
|
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft