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Résultats avec Windows Live® Search Chéri et la Fin de Chéri [Colette]Article
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Chéri et la Fin de Chéri [Colette], romans de Colette, publiés en 1920 et 1926.
Depuis sept ans, le trop beau Chéri est l’amant de Léa, une courtisane de vingt-cinq ans son aînée. Choyé par sa maîtresse, toujours somptueuse, qu’il appelle « Nounoune », il vit dans un monde de femmes mûres, riches et obsédées par la séduction. Son mariage de convenance et une séparation de six mois leur révèlent à l’un et à l’autre que ce qu’ils ont vécu est bel et bien de l’amour. Mais une dernière nuit et surtout un dernier réveil avec Léa montrent à Chéri une femme irrémédiablement vieillie. Croyant se libérer, il s’enfuit. Après la guerre, Chéri, qui n’a rien oublié ni rien appris, traîne son oisiveté et son ennui tandis que ses proches se consacrent à des activités qui les divertissent ou les enrichissent. Une ultime visite à Léa le met face à une femme sans beauté qui accepte tranquillement son sort. Indifférent à tout et à tous, inutile à lui-même et aux autres, il se suicide en regardant une photo de Léa jeune, telle qu’il ne l’a jamais connue.
Le premier roman met en scène les milieux frelatés des « cocottes » de la Belle Époque. Le second, à travers les désarrois de Chéri, peint le malaise d’une génération perdue, vide de désirs et de projets, en proie à un nouveau « mal du siècle ». Même s’il a plus profité que souffert de la guerre, et s’il n’a pas les excuses de ceux dont elle a brisé la vie et les illusions, Chéri meurt de ne pouvoir s’adapter à son époque. Il meurt aussi de l’amour de Léa qui lui a pris sa jeunesse et sa vie en l’empêchant de devenir un homme. Alors que le schéma traditionnel voudrait que la femme mûre serve de tremplin au jeune homme, Chéri, créature de Léa, est resté un être veule, dépendant et immature. Objet de convoitise et de consommation, il n’est qu’un homme domestiqué, réduit à sa fonction d’objet érotique comme une courtisane. En revanche, l’âge confère force et beauté à Léa. Libérée de l’amour, dotée d’un appétit de vivre sur lequel les années n’ont pas prise, elle peut vieillir sereine tandis que l’homme dont elle a été le Pygmalion meurt. Le roman affirme la supériorité écrasante de la femme maternelle sur l’homme-enfant.
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