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Résultats avec Windows Live® Search Chiendent, le [Raymond Queneau]Article
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Chiendent, le [Raymond Queneau], premier roman de Raymond Queneau, publié en 1933. En 1932, lors d’un voyage en Grèce, frappé par l’opposition entre katharevousa (langue proche du grec ancien) et démotique (le grec réellement parlé), Queneau décide de « traduire » le Discours de la méthode en français moderne et plonge dans le « bain romanesque » dont naît le Chiendent.
Le roman se déroule dans un univers dont la médiocrité rappelle les romans populistes : trains et lotissements de banlieue, cafés miteux et baraques à frites. Son héros, Étienne Marcel, n’est d’abord qu’une silhouette indifférenciée, qui prend peu à peu consistance au fil d’un récit touffu, et dont le critique Georges-Emmanuel Clancier résume ainsi les découvertes : 1) « Je pense et je découvre ainsi que je suis. » 2) « Je pense un peu plus et je ne sais plus qui je suis. » 3) « Je pense encore plus et je ne sais plus si je suis. » Les péripéties, qui ressortissent plutôt de la tragédie, sont racontées de façon burlesque et, grâce aux multiples ruptures de ton, les « méditations métaphysiques » prennent une cocasserie d’autant plus vive qu’elles portent sur le néant.
La roman étant un genre libre par excellence, Queneau choisit de lui imposer, sur le modèle de la poésie, des règles strictes dont l’harmonie formelle est fondée sur les mathématiques. La structure du Chiendent est circulaire : la même phrase ouvre et clôt le récit. Le roman se compose de 91 sections réparties en 7 chapitres de 13 paragraphes chacun, 91 étant la somme des treize premiers nombres. Chaque section observe la règle des trois unités et répond à un genre spécifique (récit purement narratif, récit avec dialogues, monologue intérieur, article de journal, lettre, récit de rêve…). Quant aux personnages, aux lieux et aux situations, ils sont répartis avec une symétrie et une logique aussi rigoureuses que les pièces d’une partie d’échecs et riment entre eux comme les mots d’un poème clos sur lui-même.
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