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Fort comme la mort [Guy de Maupassant]

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Guy de MaupassantGuy de Maupassant
Plan de l'article
1

Présentation

Fort comme la mort [Guy de Maupassant], roman de Guy de Maupassant, publié en 1889.

Alors qu’il rédige son cinquième roman, Maupassant se plaint d’une fatigue dont il ne sait trop si elle est « épuisement de la faculté artiste » ou maladie physique. C’est aussi par ailleurs le moment où il évolue dans les cercles parisiens aux côtés de Paul Bourget qu’il admire.

2

Olivier Bertin, peintre mondain vieillissant

Coqueluche des salons parisiens, le peintre Bertin est depuis douze ans l’amant de la comtesse Anne de Guilleroy. Pour lui, cette liaison est devenue une tendre habitude, mais Anne l’aime toujours avec passion. Sans comprendre ce qui lui arrive, il s’éprend d’Annette, la fille de la comtesse, véritable sosie de sa mère jeune. Anne, qui s’en aperçoit la première, le met en garde, mais il est déjà trop tard. Son amour est plus « fort que la mort ». Bertin se suicide en se jetant sous un fiacre.

3

Maupassant, peintre du désespoir

Ce roman d’analyse peut donner l’impression de manquer de mouvement et de se complaire un peu trop à l’évocation des milieux mondains. Mais il vaut par ce qu’il dit des obsessions majeures de Maupassant. Bertin est l’artiste parvenu dans un monde de snobs oisifs dont il ressent brutalement la vanité. Par goût des succès faciles, il s’est gâché ; son inspiration est tarie et son art est « démodé ». Le célibat, synonyme de liberté quand il était jeune, lui devient solitude insupportable. Son amour désespéré n’est que le rêve faustien d’abolir le temps, puisqu’Annette n’est autre qu’Anne jeune. En deuil de sa mère morte et jalouse de sa fille trop vivante, la comtesse, qui constate sur son visage les progrès du vieillissement, est condamnée aux mêmes tortures que le peintre.

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