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Bœuf sur le toit, Le

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Jean CocteauJean Cocteau

Bœuf sur le toit, Le, cabaret parisien, naguère lieu de rendez-vous habituel des familiers de Jean Cocteau et de l’intelligentsia de l’entre-deux-guerres.

Fondé en 1921, l’endroit aura eu plusieurs adresses différentes au cours de son existence : rue Boissy-d’Anglas de 1921 à 1925, rue de Penthièvre, de 1925 à 1934, avenue Pierre-Ier-de-Serbie, de 1934 à 1941, et, enfin, rue du Colisée, à partir de 1941. Il tient son nom d’un spectacle de Jean Cocteau — sur une musique de Darius Milhaud (décors de Raoul Dufy) — créé en 1920 à la Comédie des Champs-Élysées. De fait, le Bœuf sur le Toit est le rendez-vous habituel des familiers de Cocteau, et des intellectuels et artistes en tout genre qui gravitent autour de lui. Rapidement la clientèle s’élargit au-delà des relations de Cocteau, et le Bœuf sur le toit devient l’un des centres obligés de la vie intellectuelle et mondaine de l’époque ; on y croise Breton, Cendrars, Gide, Max Jacob, Picasso, Picabia, Simenon, Satie, Rubinstein, Gershwin, Stravinski, Honegger, Tzara, Kessel, Fargue, etc. Deux pianistes, Jean Wiener et Clément Doucet, assurent l’ambiance, accompagnant à l’improviste les chanteurs et chanteuses de passage, tels que Jean Sablon, Damia, Jean Tranchant, Agnès Capri, Yvonne George et, bien sûr, Marianne Oswald, la chanteuse maison.

Ce creuset est aussi l’endroit où ont eu lieu certaines rencontres déterminantes. Comme, par exemple, celle de Jacques Pills et de Georges Tabet, qui, après quelques prestations communes, impromptues et fort applaudies, ont décidé d’unir leurs talents pour fonder le duo Pills et Tabet.

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