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Résultats avec Windows Live® Search Étoile, L' (cabaret)Article
Étoile, L' (cabaret), théâtre et music-hall parisien, fondé en 1928 et aujourd’hui disparu, sis au 35, avenue de Wagram. Construit sur l’initiative de la société Lutétia, alors propriétaire d’une vingtaine de cinémas, du théâtre de l’Empire et de Bobino, L’Étoile est inauguré le 14 mars 1928 sous le nom de Folies-Wagram. Moins d’un an après son ouverture, la salle est déjà revendue et passe entre les mains d’Edmond Roze qui la consacre essentiellement à l’opérette. Malgré ses efforts pour imposer des créations de qualité (Gershwin, Reynaldo Hahn, etc.), le succès ne vient pas, et Roze est à son tour obligé de vendre, en 1932. Commence alors une période de précarité où les fermetures de plusieurs mois alternent avec des réouvertures toujours plus ou moins calamiteuses. Cette mauvaise passe prend fin, en 1934, lorsque les Folies-Wagram sont reprises par Camille Choisy, qui fait entièrement redécorer la salle et la rebaptise L’Étoile. Une de ses premières productions sera la création de la version française de l’Opéra de quat'sous, avec Suzy Solidor et Yvette Guilbert dans les principaux rôles féminins. La guerre contraignant Choisy à opter pour des productions moins coûteuses, l’endroit est rendu à sa vocation première de music-hall. Ainsi y applaudit-on Mistinguett ou Léo Marjane, avant que Choisy ne décide de confier la direction artistique de son théâtre à Georgius, sans doute le chanteur comique le plus populaire de son temps. Malgré une programmation éblouissante (aucun artiste ne saurait dire « non » à Georgius) et un succès foudroyant, le fantaisiste se lasse vite de ce travail administratif et rend son tablier une quinzaine de mois plus tard. Choisy profite habilement de cette vacance pour vendre L’Étoile à Edouard Deys qui, lui-même, le cède à Jean Sarrade à la Libération. Sous la direction de celui-ci, L’Étoile accueille la fine fleur de la chanson française de l’époque, mêlant vedettes confirmées et débutants pleins d’avenir : Édith Piaf, Yves Montand, les Compagnons de la chanson, Marie Dubas, Lys Gauty, Line Renaud, Georges Ulmer, Charles Trenet, Jean Sablon, Roche et Aznavour, Jacqueline François, Johnny Hess… Au cours de l’été 1950, Sarrade cède à son tour son music-hall à André Cherrier, dont la fortune vient de la possession d’usines de produits pharmaceutiques. Reflets des goûts du nouvel acquéreur, la programmation se partage en trois tendances d’inégal intérêt : opérettes, ballets folkloriques à grand spectacle et récitals d’artistes confirmés tels que Montand ou Trenet. Entre autres artistes nouveaux, on y applaudira Serge Gainsbourg, Marlène Dietrich, Paul Anka et Henri Salvador. Menacé de faillite, André Cherrier ferme définitivement L’Étoile en 1964 et, au terme d’une opération immobilière classique, l’endroit est rasé pour faire place à un immeuble de bureaux.
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