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Guidoni, Jean

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Présentation

Guidoni, Jean (1952- ), interprète et auteur français.

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Les premières influences : un univers interlope

Né à Toulon (Var), fils d’un marin corse, Jean Guidoni passe son enfance à Marseille, où il découvre les comédies américaines, les chanteurs yé-yé et les chansons de Vincent Scotto. Il y devient coiffeur et côtoie les quartiers « mal famés » et leurs habitants interlopes, qui laisseront sur lui une empreinte durable et nourriront abondamment son répertoire.

En 1971, il part chercher fortune à Paris. Cinq ans plus tard, tentant de contacter Michel Legrand, il rencontre l’un de ses collaborateurs, Marcel Rothel, qui devient son imprésario. Il fait des débuts très « variétés », l’année suivante, avec « le Têtard », chanson de Jacques Lanzmann, puis part en tournée avec Serge Lama peu après.

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L’appel de la scène, lieu de toutes les expressions

Rupture de trajectoire en 1979 : après avoir vu chanter l’artiste allemande Ingrid Caven, ex-épouse et égérie du cinéaste Rainer Werner Fassbinder, Jean Guidoni convainc Pierre Philippe, journaliste et parolier d’Ingrid Caven, d’écrire pour lui. Un univers se met en place, expressionniste et noir, sulfureux et volontiers provocateur, dans Je marche dans les villes (1980), premier album de Jean Guidoni qui obtient le grand prix de l’académie Charles-Cros et un succès d’estime immédiat. Crime passionnel (1982), sur des musiques d’Astor Piazzolla, confirme ce succès.

Dès lors, de disques en spectacles, Jean Guidoni va développer un immense talent d’interprète et d’homme de scène dans une veine où se côtoient la folie, la mort et les marginaux. Quand, en 1986, s’achève sa collaboration avec Pierre Philippe, il poursuit dans cette voie, commençant à écrire lui-même les textes pour son album Tigre de porcelaine (1987). À l’occasion d’un huitième album, Vertigo (1995), Jean Guidoni retrouve Michel Legrand, cette fois comme compositeur et co-interprète ; saluée par la critique, leur collaboration se poursuit par un spectacle en duo au Casino de Paris en 1996.

En février 1997, Jean Guidoni retourne dans son théâtre fétiche (celui de ses débuts), la salle ronde de L’Européen, à Paris, pour un spectacle intitulé le Malbonheur (titre qui résume l’œuvre d’un artiste partagé entre angoisses et apaisement). Artiste de scène par excellence, il se produit régulièrement : en 1999, le spectacle Fin de siècle marque ses retrouvailles avec son ancien parolier, Pierre Philippe ; l’année suivante, il reprend, près de vingt ans après sa création, son spectacle Crime passionnel.

Trapèze (2004) et la Pointe rouge (2007) présentent pour leur part des textes écrits par Jean Guidoni, sobres et plus apaisés que par le passé, mis en musique par de jeunes artistes de la chanson française (parmi lesquels Dominique A, Philippe Katerine et Mathias Malzieu du groupe Dionysos)

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