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    Mirliton, Le, cabaret montmartrois créé en 1885, aujourd’hui disparu, rendu célèbre par son principal animateur, Aristide Bruant.

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Mirliton, Le

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Toulouse-Lautrec, Aristide Bruant dans son cabaretToulouse-Lautrec, Aristide Bruant dans son cabaret

Mirliton, Le, cabaret montmartrois créé en 1885, aujourd’hui disparu, rendu célèbre par son principal animateur, Aristide Bruant.

Popularisé par les affiches de Toulouse-Lautrec, c’est le cabaret d’Aristide Bruant. Lieu mythique s’il en est, d’autant qu’il s’agit, à l’origine, de l’ancien Chat noir de Rodolphe Salis, situé sur l’emplacement d’un vieux bureau de poste, au 84, boulevard Rochechouart. Outre le patron lui-même et quelques Hydropathes réunis autour d’Émile Goudeau, le principal animateur de ce premier temple des chansonniers est Aristide Bruant, introduit dans la place sous le double parrainage de Jules Jouy et de Marcel Legay. En 1885, Salis décide de transporter son Chat noir dans un espace plus grand, et le déménagement se fait au son d’une chanson de Bruant — « Autour du Chat noir » (« Je cherche fortune… À Montmartre, le soir… » —), tandis que ce dernier reprend le lieu à son compte, pour en faire Le Mirliton.

Contrairement à beaucoup de cabarets, fonctionnant sur une équipe de plusieurs artistes, se produisant en alternance, le Mirliton tiendra exclusivement — ou presque — sur la seule personnalité de Bruant. Sur l’exceptionnel intérêt de ses chansons, bien sûr, mais aussi sur son incroyable talent de bonimenteur et sur sa manière bourrue d’invectiver et de bousculer le bourgeois venu s’encanailler à Montmartre — et qui en redemande. Aussi vient-on chez Bruant autant pour l’ambiance générale que pour la qualité du spectacle.

En 1895, Aristide Bruant cède la direction du Mirliton à son pianiste Marius Hervochon, tout en restant associé aux bénéfices de l’affaire qui change de nom et devient le Cabaret Bruant. Hervochon engage alors des sosies qui jouent le rôle du chanteur et reprennent ses chansons en tâchant d’imiter sa voix et ses légendaires coups de colère, pour un public composé essentiellement de provinciaux naïfs et d’étrangers avides de couleur locale. Pâle et piètre succédané de la formule originale, celui-ci perdure jusqu’en 1958, date à laquelle l’endroit est définitivement fermé, soit trente-trois ans après la disparition du vrai Bruant.

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