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Résultats avec Windows Live® Search Olympia, L' (salle de spectacle)Article
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Olympia, L' (salle de spectacle), ancien music-hall, aujourd’hui salle de spectacle parisienne, sise au 28, boulevard des Capucines, lieu mythique de la chanson française.
Inventeur du pari mutuel dès 1867, créateur de différents lieux de loisirs (music-halls, piscine Rochechouart, Nouveau Cirque et, plus tard, le Moulin-Rouge), l’entreprenant Joseph Oller importe d’Angleterre une attraction foraine spectaculaire : les montagnes russes. Les Parisiens y accourent pendant quatre ans, jusqu’à ce que la préfecture de police fasse détruire cette machinerie en bois par peur d’un incendie meurtrier. Oller décide alors de bâtir en lieu et place un nouveau music-hall : l’Olympia. Conçu par l’architecte Léon Carle et le décorateur Marcel Jambon, ce lieu de deux mille places est inauguré somptueusement, le 12 avril 1893, par le spectacle de la fameuse Goulue, et la foule se précipite pour voir les multiples attractions proposées au programme. Mais, en 1896, Oller abandonne la direction artistique à divers successeurs mal inspirés ; exception faite de Jacques Charles qui, juste avant la guerre, parvient à faire revenir le public pour applaudir Mistinguett ou Yvonne Printemps. Fermée en 1914, la salle retrouve dès 1918 une programmation prestigieuse, sous l’impulsion du comédien-mime Paul Franck, qui propose à l’affiche des talents aussi variés que ceux d’Alibert, Milton, Fréhel, Georgius, Maurice Chevalier, Félix Mayol, Ouvrard, etc. Pourtant l’engouement finit par décroître et, le 31 mai 1929, l’Olympia baisse le rideau et devient un cinéma.
Nouveau locataire des lieux, à partir de 1952, Bruno Coquatrix poursuit pendant encore deux ans l’activité cinématographique — attractions comprises — avant de rendre l’Olympia à sa vocation de music-hall. La nouvelle salle est inaugurée le 5 février 1954, avec en vedette Lucienne Delyle et, en première partie, un débutant qui va « casser la baraque » : Gilbert Bécaud, alias « Monsieur 100 000 volts ». Compositeur et chef d’orchestre reconnu, Bruno Coquatrix (par ailleurs déjà directeur de la Comédie-Caumartin) allie un flair et un sens stratégique extraordinaires, l’incitant à engager le débutant Brassens dès le second spectacle et la vedette Trenet deux mois plus tard. Premiers succès qui, au bout de quelques mois à peine d’existence, amènent au nouveau music-hall un prestige sans égal. Jusqu’en 1973, la salle au rideau et aux fauteuils rouges cultive sa programmation de « grand music-hall », avec des éléphants, des phoques ou des fakirs en première partie des chanteurs ; mais, ces derniers n’appréciant pas toujours ces attractions visuelles, vient bientôt le temps de la formule du récital. Si les plus grands artistes français ou étrangers sont passés par là, de Damia à Francis Cabrel, de Louis Armstrong aux Beatles, certains moments privilégiés marquent plus particulièrement les mémoires : les « adieux de Paris » à Joséphine Baker, le délire des concerts de Bécaud ou de Sidney Bechet, les débuts triomphants de Johnny Hallyday, les dernières « premières » de Piaf, ou l’émouvante dernière de Brel, en octobre 1966.
Signe de leur attachement tout particulier à cette salle « pas comme les autres », les artistes ont toujours su aider l’Olympia dans ses périodes difficiles ; financièrement ou en se mobilisant, comme ces dernières années, lorsqu’un projet immobilier a mis la salle en péril. Fermée pendant six mois, la plus célèbre salle de spectacle du monde a ainsi pu rouvrir ses portes le 14 novembre 1997, reconstruite « à l’identique ». Car si Bruno Coquatrix a disparu en 1979, son neveu Jean-Michel Boris (directeur depuis 1959) a su poursuivre formidablement son œuvre, aux côtés de Paulette et de Patricia Coquatrix, respectivement veuve et fille du défunt.
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