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  • Corvée seigneuriale - Wikipédia

    La corvée (du latin corrogare, « demander ») est un travail non rémunéré imposé par un maître à ses dépendants, qu'ils soient de statut libre ou non.

  • Corvée royale - Wikipédia

    La corvée royale est un impôt assez tardif de l’ Ancien Régime. Elle ne devient effective que sous le règne de Louis XV. Son but essentiel est la création et l’entretien ...

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corvée (histoire)

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Corvée au Moyen ÂgeCorvée au Moyen Âge

corvée (histoire), redevance sous forme de travail gratuit fourni par les paysans du Moyen Âge et de l’Ancien Régime.

Du viiie au ixe siècle, le grand domaine carolingien est divisé en deux zones d’exploitation : l'une est gérée en faire-valoir direct par le maître, grâce au travail des serfs du domaine (la réserve) ; l'autre est constituée de lots de terres attribués à des familles paysannes contre redevances et travail gratuit sur la réserve (les tenures). La corvée, ce travail non rémunéré, constitue donc le lien organique entre la réserve et les tenures du domaine. Selon les régions et le statut du paysan (libre ou non libre), le poids de la corvée, généralement fixé par la coutume locale, est variable de trois jours par semaine à quelques jours dans l'année. Puis, la transformation du grand domaine en seigneurie foncière — achevée aux xie-xiie siècles — modifie l'importance de la corvée : comme la part de la réserve s'amenuise jusqu'à ne subsister que sous la forme de bois réservés à la chasse du seigneur, le travail du paysan pour son seigneur tend à disparaître au profit d’une taxe symbolisant le rachat de la corvée.

À partir du xe-xie siècle apparaissent de nouvelles corvées. Les besoins du seigneur ayant évolué, ce dernier réclame alors une participation gratuite du paysan à la réalisation de certains travaux : construction et entretien du château, curage des fossés, charroie, transport de bois, etc. À son tour, le roi de l’époque moderne, essentiellement Louis XV, impose à ses sujets des jours de service pour la construction et l’entretien des voies de communication. Permettant une nette amélioration du réseau routier français, cette corvée royale est cependant mal perçue des populations. Aussi, comme pour les corvées seigneuriales, la corvée royale tend-elle à disparaître au profit d’une augmentation des impôts.

La corvée reste néanmoins pesante dans certaines régions et sa suppression apparaît dans les cahiers de doléances de 1789 comme une des premières revendications paysannes. De fait, elle ne disparaît définitivement qu’avec l'abolition des privilèges lors de la nuit du 4 août.

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