Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Vierge au chancelier Rolin, la [Jan Van Eyck]

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Vierge au chancelier Rolin, la [Jan Van Eyck]

Article
Médias
Van Eyck, la Vierge au chancelier RolinVan Eyck, la Vierge au chancelier Rolin
Plan de l'article
1

Présentation

Vierge au chancelier Rolin, la [Jan Van Eyck], peinture de Jan Van Eyck, réalisée vers 1430-1435.

2

Le retable du chancelier Rolin

Également appelée la Madone d’Autun ou la Vierge au donateur, la Vierge au chancelier Rolin (tempera et huile sur panneau, 66 × 62 cm, musée du Louvre, Paris) est une commande du chancelier Nicolas Rolin, conseiller du duc de Bourgogne Philippe le Bon, pour sa chapelle de l’église Notre-Dame du Châtel à Autun. L’œuvre représente la Vierge et l’Enfant Jésus bénissant le commanditaire.

De proportion monumentale par rapport à l’ensemble, les personnages sont disposés face à face symétriquement. Le chancelier est agenouillé à gauche, mains jointes, vêtu de brocart, devant un prie-Dieu drapé de bleu sombre. Dans son recueillement, il a une vision de la Vierge à l’Enfant. Figuration de cette Sainte Conservation, la Vierge Marie, yeux baissés, est drapée dans un ample manteau rouge sur lequel trône l’Enfant. La scène est inscrite dans une somptueuse salle de palais, qui s’ouvre par une triple arcade sur un paysage à la perspective profonde : au-delà d’un petit jardin fleuri clos (deux petits personnages se tiennent au créneau du mur), un fleuve serpente vers les montagnes lointaines entre deux rives occupées, de part et d’autre d’un pont, par une ville, puis par des collines.

3

Rencontre entre le temporel et le spirituel

La Vierge au chancelier Rolin a une valeur à la fois réaliste et symbolique. Dans cette peinture religieuse, Jan Van Eyck introduit — pour la première fois dans la peinture flamande — le donateur sur le même plan et en équivalence de taille avec les figures sacrées. Le portrait du chancelier Rolin témoigne également d’un grand souci de précision. La différence entre l’humain et le divin est marquée par l’expression fervente mais aussi énergique du chancelier et, du côté de la Vierge, par la somptueuse couronne tenue par un ange au-dessus d’un visage tout de grâce et de piété.

Ce rapport et cet équilibre se répètent entre différents éléments symboliques. Le jardin évoque la richesse et la vanité terrestres (avec le paon), mais aussi le « jardin clos » de la pureté de la Vierge (avec les fleurs — lys et roses — de la Vertu) ; la ville, pleine de vie, minutieusement composée d’éléments réels (Liège, Maastricht, Prague…) mais idéalisés, est dans le même temps cité civile, où s’exerce le pouvoir politique (maisons et monastère à gauche, derrière le chancelier) et « cité de Dieu » (cathédrale et églises à droite, derrière la Vierge).

L’art de suggérer le réel par la justesse des valeurs, caractéristique des primitifs flamands du xve siècle, le sens de la perspective « aérienne » aux subtils dégradés, la puissance des détails et des symboles, donnent à l’œuvre équilibre et rigueur. Cette grande plénitude dans le contenu et dans la forme, en s’éloignant de l’esprit médiéval encore présent dans le Polyptyque de l’Adoration de l’Agneau mystique, traduit l’esprit de la Renaissance flamande.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft