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  • La Mort de Marat - Wikipédia

    La Mort de Marat (ou Marat assassiné) est un tableau de Jacques-Louis David peint en 1793. Il est conservé aux musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles).

  • Jean-Paul Marat - Wikipédia

    Jean-Paul Marat, né à Boudry (principauté de Neuchâtel prussienne à l’époque, aujourd’hui canton de Neuchâtel, en Suisse), le 24   mai   1743 et mort assassiné à ...

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Mort de Marat, la [Jacques Louis David]

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David (Jacques Louis), la Mort de MaratDavid (Jacques Louis), la Mort de Marat

Mort de Marat, la [Jacques Louis David], tableau de Jacques Louis David, réalisé en 1793.

Lorsque Jean-Paul Marat, l’« Ami du peuple », est assassiné le 13 juillet 1793, le crime est considéré comme un attentat contre la nouvelle Constitution qui vient d’être adoptée. Cette œuvre (huile sur toile, 165 x 128 cm, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles) a été commandée à David par la Convention qui la destinait à la tribune de l’Assemblée pour faire pendant au tableau présentant Le Peletier sur son lit de mort (œuvre disparue, connue par des copies dessinées ou gravées). David a choisi de peindre Marat à son « dernier soupir » (titre original du tableau), dans sa baignoire drapée comme un cercueil.

Marat porte une blessure à la poitrine, son bras droit retombe, la plume encore à la main, l’autre main tient de façon lisible le billet que Charlotte Corday a utilisé pour s’introduire auprès de lui. Une tablette tendue de vert avec quelques papiers, une caisse en bois portant un encrier et un dernier assignat en faveur d’une femme du peuple, et enfin, le couteau sanglant jeté au sol, complètent la scène. Une lumière intense découpe le corps et l’écritoire sur un fond vide, sans décor, couvert pourtant d’une texture vibrante.

Situé hors de toute action, le tableau tire sa force de la superposition de deux temps : le présent, l’actualité, que synthétisent le billet et l’arme de la meurtrière mais aussi l’assignat, dernier acte d’un républicain aux vertus exemplaires, puis, au-delà, l’histoire, la postérité, qui figent le héros dans un espace sans particularisation, rendu solennel par la dédicace qui transmue l’écritoire en stèle. Marat prend ainsi place dans la série des « martyrs révolutionnaires » peints par David, entre Le Peletier de Saint-Fargeau, l’aristocrate libéral régicide, et le jeune Bara (la Mort de Bara, tableau inachevé de 1793, musée Calvet, Avignon).

L’idéal révolutionnaire associe ici la figure du Christ des dépositions de croix (notamment la Mise au tombeau de 1602-1603 du Caravage, Pinacothèque du Vatican) à l’image des héros antiques chers au peintre (les Funérailles d’un héros, 1778, Crocker Art Gallery, Sacramento, ou le Hector de la Douleur d’Andromaque, 1783, musée du Louvre). Mais ces sources antique et chrétienne sont transposées au service de la « religion civile » du Contrat social de Rousseau, adaptées au culte du Citoyen, de l’Homme que vient de mettre en avant la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

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