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Résultats avec Windows Live® Search Tichit, civilisation deArticle
Plan de l'article
Présentation ; Les villages fortifiés ; Le mystère des pierres dressées ; La fin du Sahara vert ; Le passage à l’agriculture
Tichit, civilisation de, ensemble de quelque 400 villages et hameaux néolithiques du sud-est de la Mauritanie, s’égrenant tout au long d’une falaise (dhar) de 400 km entre les anciennes cités caravanières de Tichitt et de Oualata. Ils témoignent de la désertification qui a chassé les derniers agriculteurs du Sahara (de 2000 à 500 av. J.-C.).
La position de ces villages construits au-dessus de la falaise, sur les pentes ou en contrebas, varie en fonction de l’importance de la population et de l’insécurité qui la force à se réfugier dans les sites stratégiques. Dominant d’une centaine de mètres ce qui constitue aujourd’hui le désert de l’Aouker, autrefois parsemé de marigots, ils occupent des sites défensifs, accessibles aux habitants tandis que les troupeaux sont parqués le soir dans un grand enclos attenant. Ces villages sont fortifiés et seuls quelques chemins permettent d’y accéder. Ils peuvent comporter une dizaine d’enclos formant un hameau, ou plus de 600, comme à Dakhlet el Atrouss, ce qui correspond à une petite ville abritant plus de 4 000 personnes.
Les villages sont constitués d’enclos accolés, dont les murs de 1 m d’épaisseur peuvent atteindre 2 m de hauteur, préservant ainsi une certaine intimité. Les enclos possèdent tous un accès direct à des voies de circulation, ce qui dénote un certain souci d’urbanisme. Ils comprennent chacun une zone d’habitation — dont les superstructures, en terre séchée ou en branchages, ont aujourd’hui disparu —, une cour proprement dite et un « atelier » pour les travaux quotidiens. Le site le plus spectaculaire est un emplacement occupé par des piliers en pierres quadrangulaires dont la plupart, encore dressés, sont terminés par un méplat piqueté. Disposés le plus souvent par paires (2 par 2, ou 3 par 3), ces piliers ont beaucoup intrigué les archéologues qui les rapprochent des piliers de greniers encore visibles au Sahel.
Les habitants du dhar Tichitt vivant à cette époque (IIe millénaire av. J.-C.) sont issus d’une période révolue depuis un millier d’années. La désertification a déjà fait son œuvre et a chassé du centre du Sahara les auteurs des fresques du Tassili ou du Hoggar illustrant une région habitée par une faune de savane et des troupeaux de bovins. À Tichitt, les populations doivent s’adapter à cette sécheresse, en tirant profit des sources de nourriture encore disponibles.
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