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Plan de l'article
Présentation ; Organisation administrative de la France d’outre-mer ; Un héritage colonial : de l’« assimilation » aux spécialités législatives ; Des milieux physiques diversifiés ; Les Français d’outre-mer ; Des économies dépendantes
France d'outre-mer, ensemble des possessions françaises d’outre-mer. Dispersées à travers le monde, ces terres lointaines, essentiellement insulaires, constituent les derniers vestiges de l’Empire colonial français. Conformément à la loi de programme pour l’outre-mer du 21 juillet 2003, votée dans le cadre d’une révision de la Constitution française, la France d’outre-mer a été réorganisée : les DOM-TOM (départements d’outre-mer et territoires d’outre-mer) sont devenus les DOM-ROM (ou « DROM », départements et régions d’outre-mer) et les TOM (territoires d’outre-mer) sont devenus les collectivités d’outre-mer.
Avant la loi de programme pour l’outre-mer du 21 juillet 2003, la France d’outre-mer se répartissait en quatre départements d’outre-mer (DOM), quatre territoires d’outre-mer (TOM) et deux collectivités territoriales, auxquels s’ajoutaient quelques îlots épars et inhabités, domaine privé de l’État. Les quatre DOM étaient la Guadeloupe (1 780 km2) et la Martinique (1 100 km2), dans l’archipel des Antilles, la Guyane française (91 000 km2), sur la côte nord-est du continent sud-américain, et la Réunion (2 511 km2), dans l’océan Indien, à l’est de Madagascar. Les quatre TOM étaient la Nouvelle-Calédonie (19 103 km2), la Polynésie française (4 167 km2) et Wallis-et-Futuna (274 km2), situées dans l’océan Pacifique, ainsi que les terres Australes et Antarctiques françaises (les TAAF : Crozet, Nouvelle-Amsterdam, Kerguelen, Saint-Paul, terre Adélie), qui couvrent une superficie de 440 000 km2. Dotés chacun d’un statut particulier, ils jouissaient d’une plus grande autonomie de décision que les Dom. Les deux collectivités territoriales étaient Mayotte (374 km2), dans l’océan Indien, et Saint-Pierre-et-Miquelon (242 km2), au large du Canada.
Conformément à la loi de programme pour l’outre-mer du 21 juillet 2003, la France d’outre-mer se répartit comme suit : – quatre DOM (départements d’outre-mer), qui sont également des ROM (régions d’outre-mer), soit les DROM : la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion ; – cinq collectivités d’outre-mer (COM) : Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis-et-Futuna ; puis, depuis juillet 2007, Saint-Barthélemy et Saint-Martin. – une collectivité d’outre-mer bénéficiant d’une « spécialité législative autonome », qui est également un pays d’outre-mer (POM) depuis la loi du 27 février 2004 définissant son nouveau statut d’autonomie : la Polynésie française ; – une collectivité sui generis (« de son propre genre »), qui n’entre pas dans la catégorie des collectivités d’outre-mer : la Nouvelle-Calédonie. – les TAAF (terres Australes et Antarctiques françaises) ne sont constitutionnellement plus des territoires d’outre-mer, mais bénéficient encore de ce statut dans la pratique.
Le statut des territoires de la France d’outre-mer remonte à la création de l’Union française en 1946. Celle-ci privilégie alors l’assimilation des plus anciennes colonies (xviie siècle), dont les habitants étaient considérés depuis longtemps comme des citoyens français, et favorise l’autonomie pour les autres possessions, de colonisation plus récente (xixe siècle). Par la loi dite de l’assimilation, votée par l’Assemblée nationale le 19 mars 1946, les « vieilles colonies » sont transformées, à la demande de leurs populations et de leurs représentants, en départements français d’outre-mer (DOM), les autres possessions devenant des territoires d’outre-mer (TOM) ou des États associés.
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