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Résultats avec Windows Live® Search Young, NeilArticle
Plan de l'article
Présentation ; Le premier groupe : Buffalo Springfield ; Un album-clé : Harvest ; Longévité et influence ; L’alternance des genres, une œuvre multiple
Young, Neil (né en 1945), auteur, compositeur et interprète de folk et de rock canadien.
Né à Toronto (Ontario), fils d’un journaliste sportif, Neil Young apprend à jouer de la guitare dès son adolescence et commence par se produire en compagnie de groupes locaux. Il obtient par la suite une solide réputation comme chanteur de musique folk dans les clubs de sa région avant de s’installer aux États-Unis, d’abord à New York en 1965, puis à Los Angeles où il forme, notamment avec le chanteur et guitariste Stephen Stills, le groupe Buffalo Springfield en 1966. Trois albums publiés entre 1966 et 1968 suffisent pour imposer au premier plan cette formation qui combine rock, soul, folk ou country.
L’échec de son premier album solo (Neil Young en 1968) est suivi d’un disque commercialement fructueux et parfaitement équilibré entre les influences brassées par Buffalo Springfield, Everybody Knows This Is Nowhere (1969) ; derrière la voix inimitable, haut perchée et nasillarde, de Neil Young cinglent les riffs du Crazy Horse, un énergique groupe de rock « garage » (musique influencée par les Beatles et les Rolling Stones notamment, pratiquée au milieu des années 1960 de façon « naïve » et sans affèterie par des groupes américains) qui va l’épauler et le seconder régulièrement au fil de sa carrière. C’est à cette époque (1970-1971) qu’il faut replacer la (première) collaboration de Neil Young avec Crosby, Stills & Nash. Toutefois, le chanteur-guitariste n’en délaisse pas pour autant sa carrière personnelle puisqu’il rencontre le succès avec l’un des sommets de son œuvre, une collection de ballades fragiles et romantiques, rehaussée de quelques rocks incisifs, After the Gold Rush (1970). Toujours dans cette veine country-rock, partagée entre sud et ouest de l’Amérique, et dans la tradition des plus grands songwriters (« auteurs-compositeurs »), Harvest (1972) lui confère le statut de gloire nationale, comparable à celle de Bob Dylan. Au faîte du succès, Neil Young s’en détourne pourtant avec le film et la bande originale éponyme Journey Through the Past (1972) et un enregistrement public âpre et douloureux, Times Fades Away (1973), inspiré par l’overdose mortelle de Danny Whiten, le guitariste de Crazy Horse auquel Neil Young rend pleinement hommage dans Tonight’s the Night (enregistré en 1973, mais publié en 1975). Au terme de ces longues stances d’introspection douloureuse, Neil Young et le Crazy Horse abordent à nouveau les rives d’un rock vivace et nerveux avec American Stars’n’Bars (1977) et surtout Zuma (1975). Rust Never Sleeps (1979) contient pour sa part une face acoustique et l’autre électrique et hard rock en compagnie du Crazy Horse.
Musicien écorché sans cesse en quête d’une identité artistique, Neil Young multiplie au cours des années 1980 les foucades commercialement infructueuses et les incursions sur les terres du rockabilly (Everybody’s Rockin’, 1983), du hard rock (Re-Ac-tor, 1981) ou de l’électronique (Trans, 1982). Exercices stylistiques ou attaques sans concession contre les cadres conventionnels de la musique, ces embardées lui valent la reconnaissance de la scène rock alternative et le titre de « parrain » du mouvement grunge à l’aube des années 1990. C’est d’ailleurs au groupe Sonic Youth qu’il revient d’ouvrir les concerts de la tournée d’accompagnement de l’album Ragged Glory (1990), qui marque en outre les retrouvailles de Neil Young et du Crazy Horse ; de plus, outre la parenthèse Harvest Moon (1992) privilégiant les ballades acoustiques « sentimentales », c’est avec Pearl Jam que Neil Young enregistre Mirror Ball (1995). En 1996, la tournée qui suit la sortie du disque Broken Arrow est filmée par Jim Jarmusch, fervent admirateur du chanteur, sous le titre Year of the Horse (1997). Deux ans plus tard, Neil Young retrouve Crosby, Stills & Nash lors de l’enregistrement de Looking Forward (1999), troisième album du groupe en trente ans.
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