Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Danse de mort, la [August Strindberg]

Résultats avec Windows Live® Search

  • LA DANSE DE MORT

    A partir du 15 février 2007 Nouvelle création au Théâtre de la Madeleine LA DANSE DE MORT De August STRINDBERG Mise en scène Hans Peter CLOOS Avec Charlotte RAMPLING, ALICE ...

  • La Danse de mort

    La Danse de mort August Strindberg mise en scène : Jacques Lassalle du 3 mars au 10 avril 2004 mardi, 19h, du mercredi au samedi, 20h, dimanche, 16h relâche le dimanche 7 mars ...

  • La Danse de Mort [Théâtre de la Madeleine, Paris]

    Archives La Danse de Mort d'August Strindberg . Mise en scène de Hans Peter Cloos avec Charlotte Rampling Bernard Verley Didier Sandre Ophelia Kolb

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Danse de mort, la [August Strindberg]

Article
Médias
August StrindbergAugust Strindberg
Plan de l'article
1

Présentation

Danse de mort, la [August Strindberg], pièce en deux volets d'August Strindberg, écrite en 1900.

À la suite d'une violente crise intime, Strindberg explore à partir des années 1890 des formes différentes du naturalisme ibsenien sur lequel il avait jusqu'à présent construit son œuvre. Écrite juste après le Chemin de Damas (I-II, 1898), où il cherche à représenter son univers intérieur comme un long mystère médiéval onirique, la Danse de mort se situe à la charnière entre deux périodes de l'œuvre de Strindberg, se détachant du naturalisme dont elle est issue pour entrer dans le symbolisme qu'elle préfigure.

2

Une scène de ménage à mort

La pièce se présente comme une longue scène de ménage, en deux temps, tournant à la lutte à mort. Dans une citadelle perdue sur une île de garnison isolée, alors que la tempête fait rage, un couple désargenté qui s'apprête à fêter ses vingt-cinq ans de mariage (le capitaine, frustré dans son avancement, et sa femme Alice, qui a renoncé à sa carrière d'actrice pour l'épouser) se déchire avec une ardeur rageuse sous le regard de leur ami Kurt. Cardiaque et alcoolique, le capitaine est sujet à de fréquentes crises ; durant l'une d'elles, veillé par Kurt, il rencontre la mort et a la révélation de l'immortalité de l'âme. Cette révélation mystique lui permettra de se réconcilier provisoirement avec sa femme.

Le second volet de la Danse de mort, très rarement joué, se déroule dans la maison hospitalière de Kurt, en plein été. Il met en scène un marivaudage cruel entre son fils Allan et Judith, la fille du capitaine, celui-ci travaillant de nouveau à la perte de sa femme et à sa spoliation, ainsi qu'à celle de Kurt devenu depuis son amant. Un stratagème de Judith fera échouer ses plans, provocant du même coup une ultime crise qui le terrassera.

3

La guerre des sexes

Comme ses pièces précédentes, Père (1887) ou Mademoiselle Julie (1888), la Danse de mort décrit la guerre des sexes avec violence et condamne le mariage à une faillite irrémédiable. Strindberg montre ici le pourrissement des relations entre époux et leur perte de confiance — le capitaine et Alice se détruisent sur la base de mauvaises intentions qu'ils se prêtent mutuellement. Les relations d'amour-haine violentes dévoilent une érotique morbide et destructrice où les hommes sont victimes des pulsions dominatrices des femmes : Alice séduit Kurt « comme un diable » par un projet de meurtre, Judith soumet Allan à ses volontés et finit par tuer son père. La référence explicite faite alors à Olopherne complète la dimension presque mythique de cette scène de ménage, amplifiée par la tempête qui se déchaîne au dehors.

4

Un tableau funèbre

Avec la crise du capitaine — inspirée d'un épisode vécu par Strindberg — et sa révélation mystique qui suit, la pièce se double d'une réflexion sur la mort. Le parcours du capitaine est celui d'un homme possédé par la mort, qui se livre à de convulsives danses macabres, accomplit un chemin de rédemption par la souffrance, meurt et ressuscite purifié, avant de reparaître comme un démon sorti de l'enfer (il est fréquemment comparé à un vampire, un mort-vivant). Les femmes apparaissent comme des tentatrices démoniaques et la lutte du capitaine est celle d'un homme condamné qui combat pour sa survie avec l'énergie frénétique du désespoir. De cette île, souvent appelée le « petit enfer », coupée de l'extérieur par la tempête et gardée par une sentinelle, ne part qu'un petit bateau qui, évoquant la barque de Charon, semble indiquer que la seule sortie est la mort. Le monde extérieur, rendu très présent par le vent, la mer et un télégraphe qui crépite, rappelle ainsi obsessionnellement la présence de la mort. Sous des allures de drame bourgeois, la pièce dissimule donc une sorte de mystère médiéval par lequel Strindberg présente le monde tel qu'il le voit, mené par des forces surnaturelles indiquant leur présence par des signes et des symboles, et hanté par l'idée d'une mort libératrice.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft