Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Orgueil et Préjugés [Jane Austen] et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Orgueil et Préjugés [Jane Austen] |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Orgueil et Préjugés [Jane Austen]Article
Plan de l'article
Orgueil et Préjugés [Jane Austen], roman de Jane Austen, publié sans nom d’auteur en 1813 sous le titre Pride and Prejudice, le plus populaire des six romans achevés de l’auteur.
La vie d’une paisible bourgade anglaise est bouleversée par l’arrivée de Charles Bingley, jeune et riche célibataire, qui vient s’y installer pour un temps. Comme ses voisines, Mme Bennet, femme bornée et cancanière, se lance dès lors dans la chasse au mari, espérant qu’une de ses cinq filles parviendra à épouser cet excellent parti. Bingley tombe bientôt amoureux de Jane Bennet, l’aînée, mais l’origine bourgeoise et le manque de fortune de celle-ci, alliés aux manœuvres de son ami Darcy et de ses sœurs, le convainquent de renoncer à cette mésalliance et de quitter la région. Darcy tombe quant à lui amoureux d’Elizabeth Bennet, la seconde des cinq sœurs et la plus intelligente, qui refuse d’être épousée par un homme dont l’orgueil n’est pas en accord avec les sentiments. Darcy ne conquerra Elizabeth qu’en lui prouvant que son amour a vaincu ses préjugés et sa peur de se déclasser socialement. Il brave pour cela l’interdit de sa tante, la riche et altière Catherine de Bourgh, et sauve la famille Bennet du déshonneur en contraignant un officier peu scrupuleux à épouser la jeune Lydie, qu’il a enlevée. Bingley et Jane se fiancent également.
Jane Austen est l’une des figures marquantes du roman psychologique anglais. Dans Orgueil et Préjugés, elle campe des personnages immergés dans leurs préoccupations provinciales et dont la vie mondaine tissée de visites de voisinage et de bals constitue le principal centre d’intérêt. Elle dénonce aussi la loi anglaise, qui veut que seul un fils hérite de la fortune d’une famille, ce qui condamne les jeunes filles à chercher un mari dont il importe plus qu’il soit riche qu’intelligent ou attirant. Ses dialogues brillants et son écriture empreinte d’une ironie impitoyable font de personnages ridicules tels que l’ennuyeux pasteur Collins ou Mme Bennet des figures importantes de la satire. Refusant les emportements du romantisme naissant, Jane Austen ne peint jamais de scènes romanesques. Elle puise dans l’analyse subtile des conventions sociales et des sentiments la matière d’une comédie de mœurs souvent féroce dans laquelle elle prône les valeurs humaines et la raison, et ridiculise la bêtise et la mondanité. Ce roman, écrit d’abord sous la forme d’un roman par lettres sous le titre First Impressions (« Premières impressions ») vers 1796, n’a longtemps été lu que dans le cercle familial. Remanié dans sa forme, il a connu un succès immédiat dès sa tardive parution, en 1813, succès qui ne s’est pas démenti depuis, ni auprès du grand public ni auprès d’écrivains tels que Virginia Woolf. Il a été adapté au cinéma en 1940 par Robert Z. Leonard.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |