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déchets nucléaires

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Stockage sur site des déchets nucléairesStockage sur site des déchets nucléaires
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Présentation

déchets nucléaires, matière radioactive non recyclable, provenant principalement des réacteurs des centrales nucléaires, et destinée à être stockée ou retraitée.

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Origine des déchets nucléaires

La production de l’électricité d’origine nucléaire est la principale source de déchets radioactifs en France. Mais elle n’est pas la seule : l’industrie et la médecine produisent elles aussi des déchets qui doivent être surveillés, comptabilisés, conditionnés, et stockés dans des lieux où ils ne risquent pas de menacer l’environnement.

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Classification des déchets nucléaires

Par définition, un déchet nucléaire contient des noyaux instables qui se transforment en noyaux stables en émettant un rayonnement ionisant. C’est ce rayonnement qui peut menacer l’homme ou les autres espèces vivantes et dont il faut se protéger. Pour leur gestion, les déchets radioactifs sont classés selon deux critères :

  • — la période radioactive des nucléides les constituant, c’est-à-dire le temps au bout duquel la radioactivité des noyaux d’un élément est divisée par deux. Cette grandeur permet de définir la durée de nuisance potentielle des déchets radioactifs ;
  • — le niveau de radioactivité, c’est-à-dire l’intensité du rayonnement qui conditionne l’importance des protections à utiliser pour se protéger de la radioactivité.

On peut ainsi distinguer deux sortes de déchets : ceux qui sont à vie courte, période de l’ordre de 30 ans, et faiblement ou moyennement radioactifs ; ceux qui sont fortement radioactifs et dont la période peut être de plusieurs centaines de milliers d’années.

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Stockage et retraitement des déchets nucléaires

Le stockage des déchets d’origine industrielle ou médicale est obligatoire et ne pose pas de problème technique particulier. Le conditionnement se fait en fûts étanches et entreposés dans un centre de stockage comme celui que l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) a installé à Soulaisne, dans l’Aube. Le sort des combustibles irradiés provenant des centrales d’EDF (Électricité de France) fait l’objet de débats passionnés, autant politiques que scientifiques. Faut-il ou non les retraiter ?

On appelle combustible irradié les barreaux d’uranium, réunis en assemblages, qui ont séjourné dans le cœur d’une centrale et dont la lente désintégration a produit de la chaleur. L’uranium se désintègre en engendrant du plutonium et des produits de fission particulièrement radiotoxiques.

Deux possibilités s’offrent alors : la première consiste à considérer le barreau comme un déchet et à le stocker sur le site du réacteur dans une piscine, où il va perdre lentement sa radioactivité (l’eau est un excellent bouclier contre les rayonnements).

La deuxième solution consiste à le retraiter. Un combustible irradié contient encore 96 p. 100 d’uranium. Le reste est composé de 1 p. 100 de plutonium et de 3 p. 100 de produits de fission. Le plutonium peut être mélangé à l’uranium et recyclé sous une forme nouvelle de combustible appelée MOX. C’est donc 97 p. 100 du combustible irradié qui peut être réutilisé. À l’époque des grandes crises pétrolières et lorsque les réserves d’uranium étaient mal connues, l’opération a paru séduisante.

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