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Résultats avec Windows Live® Search Pinault, FrançoisArticle
Pinault, François (1936- ), industriel français, propriétaire du groupe PPR (Pinault-Printemps-La Redoute). Né en Bretagne au sein d’une famille de marchands de bois, François Pinault fait ses premiers pas d’entrepreneur dans le négoce de résineux, en 1962, en créant à Rennes sa première société. Trente-six années plus tard, en 1998, un hebdomadaire français consacre sa « une » à celui qui, entre-temps, est devenu l’une des premières fortunes industrielles de France. S’il est issu du commerce du bois, activité qu’il a développée à l’échelle internationale avec la CFAO, une société de négoce franco-africaine, François Pinault contrôle aujourd’hui, via un holding familial — Artémis —, une myriade d’entreprises couvrant des métiers aussi divers que la distribution, la presse, l’immobilier, le bâtiment et les travaux publics, l’audiovisuel, ou encore la mode. Ses actifs industriels, évalués aujourd’hui à plus de 32 milliards de francs (4,87 milliards d’euros), sont principalement regroupés au sein du groupe PPR, dont la constitution remonte à 1991. À la suite du rachat de Conforama, distributeur de meubles et d’électroménager, François Pinault prend le contrôle du Printemps — les deux groupes fusionnent en 1994 — avant d’acquérir, la même année, le réseau FNAC, premier distributeur de produits culturels français. L’ensemble, qui représente près de 90 milliards de francs (13,72 milliards d’euros) de chiffre d’affaires annuel, permet à François Pinault de diversifier ses activités. Ses acquisitions les plus spectaculaires concernent le milieu de la presse et de l’audiovisuel : en 1997, il acquiert ainsi l’hebdomadaire le Point pour 120 millions de francs (18,32 millions d’euros), puis rachète en décembre 1998 la participation de Vincent Bolloré au sein du groupe Bouygues — leader mondial du BTP —, devenant de facto l’un des principaux actionnaires de TF1. Les années 1998 et 1999 sont, pour le groupe, des années fortes en matière d’acquisitions, puisqu’il s’est agrégé successivement à Christie’s, leader mondial de la vente aux enchères, au parc immobilier détenu par la Sefimeg, à Gucci (filiale à 42 p. 100) et à Sanofi Beauté (dont son principal actif : Yves Saint Laurent), cédé à Gucci par son holding personnel (Artémis). La force de cet empire industriel autorise François Pinault à investir dans des entreprises a priori éloignées de ses activités capitalistiques, telles que le football — il est propriétaire du Stade Rennais —, ou encore les vignobles, avec le rachat (sur ses propres deniers) d’un des plus grands crus classés du Médoc, le château latour.
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