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Résultats avec Windows Live® Search Mouvement des entreprises de France [Medef]Article
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Présentation ; La mue de l’organisation patronale ; L’objectif de la refondation sociale ; Le retour du discours libéral traditionnel ; L’élection de Laurence Parisot
Mouvement des entreprises de France [Medef], organisation syndicale patronale française, qui a succédé au Conseil national du patronat français (CNPF) en 1998.
Créé en octobre 1998, le Medef résulte de la volonté d’Ernest-Antoine Seillière, président du Conseil national du patronat français (CNPF), de rénover les structures et les pratiques, jugées dépassées, du CNPF. La modification du sigle se veut ainsi significative d’un changement d’orientation de l’organisation patronale, renforcé en 2003 par le déménagement de son siège. La mue du CNPF en Medef s’accompagne d’une réforme des structures de l’organisation. Le souci d’assurer une meilleure représentation du monde patronal explique le poids accru accordé aux organisations territoriales et la volonté de compter plus de trois quarts d’entrepreneurs en activité parmi le conseil exécutif, véritable gouvernement du mouvement. Soucieux de défendre l’entreprise et de favoriser l’esprit d’initiative, le Medef défend un libéralisme sans complexe et dénonce l’omniprésence d’un État qui constitue, selon lui, un obstacle à la modernisation économique du pays. Revendiquant le statut de partenaire respecté des pouvoirs publics, il souhaite se faire entendre dans tous les débats portant aussi bien sur l’éducation, la formation, la santé que sur l’emploi, et plaide en faveur d’une décentralisation vers l’entreprise du dialogue social.
À la fondation du Medef, la politique de l’organisation patronale s’enrichit d’une nouvelle thématique développée autour de la notion de « refondation sociale », sous l’impulsion du numéro deux du Medef, Denis Kessler. Désireux de renouveler les règles du dialogue social, le président du Medef propose ainsi aux organisations syndicales l’ouverture de discussions autour de grands dossiers tels que le financement de l’assurance-chômage, la santé au travail, la formation professionnelle, le régime des retraites et le dialogue social. Parmi les syndicats de salariés, la Confédération française démocratique du travail (CFDT) dirigée par Nicole Notat est alors l’interlocuteur privilégié du Medef, qui entend favoriser la contractualisation entre les partenaires sociaux et ne pas recourir à l’intervention de l’État — le bilan de cette politique menée de 1998 à 2002 reste toutefois modeste.
Le retour au pouvoir de la droite en 2002, avec la réélection de Jacques Chirac et la nomination de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, ouvre une nouvelle période pour le Medef, marquée par un retour à ses positions traditionnelles et par des demandes d’intervention faites au législateur. Grâce au changement de majorité, le combat acharné que mène le Medef contre la loi des 35 heures, votée en 1998 par le gouvernement de Lionel Jospin, peut notamment aboutir : l’assouplissement des 35 heures est voté par le Parlement en décembre 2004, de même que sont engagées les réformes que le Medef appelait de ses vœux sur les retraites, l’assurance-chômage et l’assurance-maladie.
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