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Résultats avec Windows Live® Search intérêt (économie)Article
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intérêt (économie), somme perçue en rémunération d’un prêt, que l’on exprime le plus souvent sous la forme d’un taux, exprimant le rapport entre le montant de la somme due pour une année et le montant du capital prêté. En économie, l’intérêt s’analyse comme la rémunération du service qu’un prêteur rend à un emprunteur en mettant à sa disposition un capital, ou bien comme le revenu de l’épargne, c’est-à-dire une somme offerte aux individus pour les encourager à économiser une partie de leur revenu et à mettre l’épargne ainsi obtenue à la disposition des agents ayant un besoin de financement. Au Moyen Âge, où l’usure était considérée comme un péché, l’Église catholique admettait les intérêts sur les prêts commerciaux, dans la mesure où l’argent était utilisé pour produire de nouvelles richesses, mais condamnait le fait de verser ou de percevoir un intérêt sur des prêts à la consommation. Pour sa part, le capitalisme moderne a toujours présenté comme éminemment rationnel le paiement d’intérêts pour tout type de prêts, car ils permettent une allocation optimale des crédits disponibles, par nature limités, à des projets réclamant des capitaux.
La formation du taux d’intérêt est l’un des thèmes de controverses de la macroéconomie, qui oppose les écoles keynésienne et classique (voir Économique, science). Pour la première, le taux d’intérêt est déterminé sur le marché de la monnaie alors que pour la seconde il se forme sur le marché des titres. La théorie keynésienne formule l’hypothèse qu’une augmentation de l’offre de monnaie dans l’économie provoque une baisse du taux d’intérêt car les agents économiques chercheront à détenir plus de titres (actions et obligations) qui seront, du fait de l’augmentation de la demande, moins rémunérés. Pour la théorie classique, au contraire, le mécanisme est le suivant : une injection de monnaie dans l’économie provoque une augmentation de la demande de biens de consommation ; la production étant fixe à court terme (si l’on accepte une hypothèse de plein emploi des facteurs de production), le prix des biens augmentera, mais le taux d’intérêt restera inchangé. De ces analyses divergentes résulte le fait que, pour les classiques, la politique monétaire est inefficace pour manipuler les taux d’intérêt car elle laisse inchangées les valeurs réelles de l’économie, alors que pour les keynésiens elle est l’instrument privilégié de l’intervention de la puissance publique. Dans tous les cas, cependant, aucune école ne conteste qu’une baisse des taux d’intérêt conduit à une stimulation de l’activité par une augmentation des dépenses et de l’endettement.
Instrument de politique économique, le taux d’intérêt est d’une importance particulière en finance puisqu’il guide l’allocation des ressources de la part les investisseurs. Le taux d’intérêt est exprimé en pourcentage du capital perçu pour son utilisation sur une période déterminée, généralement une année. Il existe de multiples taux d’intérêt dans une économie. Ainsi, les taux d’intérêt du marché monétaire concernent les placements à très court terme (de 24 heures à un mois) et sont calculés par la Banque de France qui prête chaque jour aux banques désirant se refinancer, c’est-à-dire reconstituer des réserves en gageant des créances. Le taux de base bancaire correspond au taux que les banques exigent de leurs clients les plus sûrs, ceux dont la capacité de remboursement est prouvée. D’autres taux, moins avantageux, sont proposés aux clients dont la capacité de remboursement paraît moins assurée. Les taux à long terme se déterminent sur les marchés financiers et portent sur les produits d’épargne dits « longs », les obligations par exemple. Les taux à court terme sont habituellement inférieurs au taux de base bancaire, lui-même inférieur aux autres taux. Lorsque la Banque de France modifie les taux à court terme, elle exerce une influence sur l’ensemble des autres taux, tous liés entre eux, qui évoluent dans le même sens. De ce fait, les taux d’intérêt représentent aujourd’hui un moyen pour l’État d’agir sur l’économie, dans la mesure où une hausse des taux a tendance à pénaliser les investissements économiques mais permet d’attirer des capitaux dans le pays concerné par cette hausse, alors qu’une baisse produit l’effet inverse.
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