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  • Johann Gottlieb Fichte

    1762-1814) Fichte est un disciple du bourgeois Immanuel Kant, qui se passionne pour la Révolution française ( § 1) puis se fait le chantre "illuminé" du nationalisme germanique ...

  • Imago Mundi - Johann Gottlieb Fichte.

    Dictionnaire biographique : Fichte. ... Fichte (Johann Gottlieb), philosophe né à Rammenau (Haute-Lusace) le 19 mai 1762, mort à Berlin le 28 janvier 1844.

  • Johann Gottlieb Fichte - Wikipédia

    Johann Gottlieb Fichte (19 mai 1762, Rammenau en Lusace - 27 janvier 1814, Berlin) est un philosophe allemand du XIX e  siècle.

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Fichte, Johann Gottlieb

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Johann Gottlieb FichteJohann Gottlieb Fichte

Fichte, Johann Gottlieb (1762-1814), philosophe allemand, théoricien idéaliste, penseur du politique et de l’action morale.

De modeste condition, Fichte peut étudier grâce à un philanthrope, puis traverse une période de grande détresse matérielle, pendant laquelle il songe au suicide. C’est alors qu’il rencontre Kant, qui lui permet de publier sa Critique de toute révélation (1792). Cet essai, paru sans nom d’auteur, est d’abord attribué au philosophe de Königsberg, et cette notoriété est bénéfique à l’ascension de Fichte, qui est nommé professeur de philosophie à Iéna, en 1793.

En 1799, accusé d’athéisme, Fichte est contraint de démissionner. Il devient pourtant titulaire de la chaire de philosophie à Erlangen en 1805 et, en 1810, il sera le premier recteur de la nouvelle université de Berlin.

Durant cette période, les ambitions de Napoléon menacent l’indépendance des États allemands, et Fichte défend avec ferveur le développement d’une conscience nationale allemande. Son Discours à la nation allemande (1808) aura une influence considérable sur les développements ultérieurs de l’histoire politique allemande (pangermanisme).

Fichte est un « faiseur de systèmes » : dans les Principes de la doctrine de la science (première version, 1794), marqués par l’influence de la dialectique transcendantale kantienne, il dresse l’inventaire de toutes les positions philosophiques possibles, du système du savoir, de manière à poser les principes théoriques de sa philosophie première. Fichte soutient que la philosophie doit être une science, c’est-à-dire qu’elle doit être développée de façon systématique à partir d’une unique proposition évidente et qu’elle doit élucider le fondement de toute expérience. Mais l’ouvrage ne traite ni de physique ni de mathématiques : Fichte s’attache à établir le rapport de la conscience au monde, et à définir l’intersubjectivité.

Si, dans l’ensemble, Fichte accepte la philosophie critique de Kant, il rejette la théorie de l’inconnaissable « chose en soi » tout comme la dichotomie entre raison pratique et raison spéculative. Fichte affirme que le fondement de toute expérience est l’activité pure et spontanée de l’ego, qui peut être saisie par la conscience en sa vérité, grâce à ses intuitions intellectuelles. Pour Fichte, c’est précisément par le fait que l’ego, le moi, appréhende son activité libre qu’il s’auto-affirme et qu’il va inéluctablement à la rencontre du non-moi, le non-ego, l’altérité. La conscience est cette rencontre dynamique du moi avec le non-moi dans laquelle le moi et le monde se définissent et se réalisent réciproquement.

Les principes de la Doctrine de la science seront appliqués au droit, dans le Fondement du droit naturel (1796), puis à la morale (Système de l’éthique, 1798).

L’idéalisme éthique de Fichte, qui met l’accent sur la volonté morale et la liberté, a eu une influence considérable sur la pensée moderne.

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