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géographie

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2.1. 2

Géographie humaine

La géographie humaine comprend plusieurs sections qui elles-mêmes entretiennent des liens étroits, puisque les faits sociaux sont interdépendants dans leurs structures mais aussi dans leur répartition spatiale.

La géographie de la population étudie la distribution spatiale des effectifs humains, les types de comportement démographique, les migrations qui transforment les données précédentes.

La géographie rurale et la géographie urbaine analysent et classent la distribution spatiale des peuplements et des activités humaines. Cette distinction, autrefois importante, subsiste dans les pays en voie de développement mais est dépassée dans les pays industrialisés.

La géographie économique étudie la distribution spatiale et les modalités des activités humaines d’exploitation des ressources naturelles fossiles ou renouvelables (mines, pêche, bois), de production et de transformation (agricole, industrielle) et d’échanges. L’étude des réseaux de transport, des flux de biens et d’informations a pris le pas sur celle des activités lourdes et apparemment stables comme l’agriculture et l’industrie. La géographie économique est transformée par la mondialisation ; des recherches géographiques sur les conditions de localisation (ressources matérielles ou humaines, marchés) expliquent certaines modifications de la carte économique.

La géographie humaine inclut également la géographie politique et la géopolitique. Celle-ci analyse la différenciation spatiale des faits de pouvoir, la division des territoires, la formation, la transformation et la disparition des cadres territoriaux, les modalités de l’expression des choix politiques (géographie électorale), les facteurs et les formes de résolution des conflits linguistiques.

2.2

Géographie régionale

La géographie régionale, en s’appuyant sur les faits étudiés dans la géographie générale, identifie sur une étendue limitée de la Terre, appelée région, la combinaison particulière de ces faits. Différents facteurs peuvent dominer dans cette combinaison, les facteurs physiques et biologiques, les héritages politiques et culturels, le fait urbain et la présence d’une métropole, un secteur d’activité économique dominant même s’il est diversifié. Ces distinctions sont relatives dans le temps et dans l’espace ; par exemple, une région fortement individualisée comme l’Alsace peut, à l’échelle européenne, être perçue comme un élément d’une plus vaste région rhénane.

La géographie régionale peut être envisagée comme une sorte de lecture des différences et des dynamiques spatiales et sociales de la surface terrestre. Cette lecture n’est possible qu’avec les clés forgées par la géographie générale, chaque région peut être considérée comme une œuvre géographique, celle des hommes qui y ont vécu et qui y vivent, et qui tient son sens particulier du rapport établi dans cet espace précis par des éléments plus généraux. Le monde est perçu comme une mosaïque de régions subordonnées avec plus ou moins de force par les États dans leurs territoires respectifs.

3

Les méthodes

Le principal objectif du géographe est d’expliquer l’état de la surface terrestre, toujours plus ou moins influencé par l’homme, et la diversité et l’intensité des formes d’humanisation qui s’y développent rapidement. Pour cela, il doit collecter des données localisées, enregistrer les résultats des études géographiques sous forme de tableaux, de graphes, de manuels et tout particulièrement de cartes. Pour expliquer, il doit procéder à de multiples corrélations, statistiques, graphiques et / ou cartographiques — les modèles et les 5 chorèmes — entre ces ordres de faits. Les géographes font appel à diverses techniques et outils pour atteindre leurs objectifs.

3.1

Collecte des données

Les géographes peuvent rassembler des données sur le terrain ou à partir de sources secondaires comme les recensements, les enquêtes statistiques, les cartes et les photographies. L’utilisation de la photographie aérienne, et en particulier des films spéciaux, a beaucoup progressé depuis la Seconde Guerre mondiale, de même que les prises de vue aériennes du paysage en trois dimensions ; ces avancées techniques ont permis d’effectuer des études plus détaillées de la Terre et de ses ressources grâce à l’observation aérienne. Pour obtenir des informations, les géographes ont également recours aux radars et aux satellites artificiels.

3.2

Cartographie

La carte est l’outil par excellence du géographe et elle peut être utilisée pour enregistrer de simples données ou les résultats d’une étude géographique complexe. La carte rassemble et localise un grand nombre d’informations auparavant ponctuelles. Elle permet également d’établir presque instantanément des comparaisons visuelles entre des aires différentes quand elle est conçue pour indiquer, à l’aide de symboles, non seulement l’emplacement des éléments localisés de l’aire, mais également leurs caractéristiques.

Les cartographes ont développé et multiplié les codes de symboles cartographiques, qui leur permettent d’identifier les éléments culturels que sont les maisons, les usines, les églises, etc. Les cartes les plus intéressantes sont les cartes dites thématiques, qui présentent la distribution d’un ou de plusieurs phénomènes.

Le développement de la cartomatique a considérablement ouvert les possibilités de production, de diffusion de l’image cartographique qui s’est aussi largement affranchie du support papier pour s’afficher sur écran et devenir un moyen très souple de communication et de recherche géographique.

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