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Résultats avec Windows Live® Search Van Dyck, AntoonArticle
Van Dyck, Antoon (1599-1641), peintre flamand, l'un des portraitistes les plus importants et les plus féconds du XVIIe siècle. Fils d'un riche marchand de soie, Antoon Van Dyck est né à Anvers. Dès l'âge de onze ans, il montre un talent artistique précoce et fait son apprentissage chez le peintre maniériste flamand Hendrick Van Balen (1575-1632). Admis à la guilde des peintres d'Anvers en 1618, il passe les deux années suivantes dans l'atelier de Rubens et devient l'un de ses plus brillants élèves. De cette époque datent un certain nombre de compositions traitant le plus souvent de sujets mythologiques (Jupiter et Antiope, 1620) ou religieux (Têtes d'apôtres, 1616-1617, Saint Martin et le Pauvre, 1621). Après un court séjour en Angleterre en 1620, Van Dyck part pour l'Italie rejoindre sa protectrice, la comtesse d'Arundel ; il y vit jusqu'en 1626, séjournant principalement à Gênes, mais aussi à Florence, à Venise, à Palerme et à Rome, où il étudie Annibal Carrache et le Guerchin. Les nombreux croquis conservés au British Museum de Londres témoignent de son étude assidue des grands maîtres de la Renaissance : la robustesse toute flamande de ses premières œuvres laisse place à une manière plus noble et plus élégante ; sa palette gagne en finesse et en nuances. L'influence de Véronèse, de Raphaël, du Tintoret et surtout de Titien y est particulièrement visible (Marquise Brignole Sale, v. 1621-1625, Gênes ; le Cardinal Bentivoglio, v. 1623). De retour à Anvers en 1627, Van Dyck compose de nombreux portraits de notables d'une facture plus flamande, dans des tonalités plus froides et des couleurs plus claires (le Comte de Bergh, v. 1630, musée du Prado, Madrid). Ses œuvres mythologiques (Renaud et Armide, 1630-1631, musée du Louvre, Paris) et religieuses (Extase de saint Augustin, 1628, Anvers ; le Christ au tombeau, 1627-1632, musée royal des Beaux-Arts, Anvers) se caractérisent alors par leurs inflexions chatoyantes et leur légèreté. Installé à Londres en 1632, il devient le peintre principal de la cour de Charles Ier et de son épouse Henriette de France exécute essentiellement des portraits de l'aristocratie (Portrait de Philip, lord Wharton, 1632, National Gallery of Art, Washington ; Thomas Killigrew et lord William Crofts, 1638 ; la Comtesse de Bedford, v. 1640). Un de ses tableaux les plus connus aujourd’hui, Charles Ier à la chasse, conservé au musée du Louvre, a été composé en 1635. À la mort de Rubens en 1640, Van Dyck revient à Anvers où il est reçu avec faste par la corporation des artistes ; il part pour la France en 1641, espérant y obtenir quelque prestigieuse commande. Malade, il doit rentrer précipitamment en Angleterre ; il meurt à Londres en décembre 1641. L'influence de Van Dyck a été considérable sur la peinture européenne et sur l'école anglaise en particulier ; il a notamment inspiré les peintres Joshua Reynolds et Thomas Gainsborough.
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