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Griffith, D. W.

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D. W. GriffithD. W. Griffith

Griffith, D. W. (1875-1948), réalisateur américain.

Né à Floydsfork (Kentucky), fils d'un officier sudiste, David Wark Griffith exerce divers métiers avant de s’orienter vers le théâtre comme acteur, puis vers l’écriture de scénarios pour le cinéma naissant.

Il débute comme réalisateur à la Biograph avec The Adventures of Dollie (1908) et tourne plus de quatre cent cinquante courts métrages en six ans. Ce sont des adaptations de romans, The Suicide Club (1909), des mélodrames, Tragic Love (1909), des westerns, The Battle (1911), des comédies, The New York Hat (1912), des reconstitutions historiques, The Battle at Elderbush Gulch (1914), des péplums, Judith de Béthulie (1914), et même une préfiguration du film noir, The Musketeers of Pig Alley (1912). Inventant sans cesse en matière de découpage, de cadrage, d'éclairage et de montage, David W. Griffith crée peu à peu un art qui ne doit plus rien au théâtre.

Il acquiert une audience internationale avec ses longs métrages, comme The Battle of the Sexes (1914), la Conscience vengeresse (The Avenging Conscience, 1914), et surtout la Naissance d'une nation (The Birth of a Nation, 1915), épopée de trois heures qui retrace la guerre de Sécession, l'assassinat de Lincoln et les débuts du Ku Klux Klan. Le succès de ce film est immense et permet le tournage d'Intolérance (1916), fresque en quatre parties se déroulant à différentes époques.

Il tourne ensuite le patriotique les Cœurs du monde (Hearts of the World, 1918) pour soutenir l'effort de guerre américain.

Ayant fondé avec Charlie Chaplin, Douglas Fairbanks et Mary Pickford la maison de production indépendante United Artists, il tourne librement de sublimes mélodrames comme le Lys brisé (Broken Blossoms, 1918), le Pauvre Amour (True Heart Suzie, 1919), À travers l'orage (Way Down East, 1920), la Rue des rêves (Dream Street, 1921), Isn't Life Wonderful? (1924), les Deux Orphelines (Orphans of the Storm, 1922) et des films historiques comme Pour l'indépendance (America, 1924).

Entré à la Paramount en 1925, il tourne les Chagrins de Satan (The Sorrows of Satan, 1926), mais s’adapte mal aux contraintes du parlant. Ainsi, ses films suivants, la Révolte des esclaves (Abraham Lincoln, 1930) et The Struggle (1931), sont des échecs.

Ayant cessé de tourner, il termine sa carrière comme conseiller technique sur Tumak, fils de la jungle (One Million BC, 1940) de Hal Roach.

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