Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search bouddhismeArticle
Plan de l'article
Présentation ; Les origines du bouddhisme en Inde ; Les premiers développements du bouddhisme ; L’expansion du bouddhisme ; Le bouddhisme aujourd'hui
bouddhisme, l'une des grandes religions du monde, apparue au nord de l'Inde au vie siècle avant notre ère, et fondée sur les enseignements du Bouddha historique. L’enseignement du bouddhisme repose sur la vie et l’expérience de Bouddha. Selon la tradition, après avoir passé plus de sept ans à fréquenter les ascètes de son pays, il aurait réfuté les principes philosophiques essentiels de l’hindouisme et aurait fondé une communauté monastique dans le but de partager son expérience d’Éveil. Héritier des principes essentiels de l’hindouisme, le bouddhisme reconnaît la transmigration des âmes de tous les êtres vivants, selon un cycle infini (samsara) dont la nature dépend des actes accomplis au cours des vies antérieures (karma). Il affirme également que l’expérience de l’extinction du désir et la prise de conscience de l’illusion de l’être sont le chemin qui mêne au terme de l’enchaînement des renaissances (nirvana). Il nie cependant tout caractère individuel à l’âme humaine et refuse donc de l’identifier au brahman (âme universelle) des hindouistes. Né en Inde au vie siècle avant notre ère dans le bassin moyen du Gange, le bouddhisme a connu une expansion et un rayonnement qui en font aujourd’hui l’une des plus grandes religions du monde. De nombreuses écoles ont vu le jour, définissant au fil du temps trois courants essentiels : le Petit Véhicule (ou Mahayana, resté proche de l’une des plus anciennes sectes bouddhiques, le Theravada), le Grand Véhicule (ou Hinayana) et le Véhicule Tantrique (ou Vajrayana). Aujourd’hui, le Sri Lanka, la Thaïlande, la Laos et la Birmanie sont des pays de religion bouddhiste, dans la tradition du Petit Véhicule. Le bouddhisme du Grand Véhicule est répandu dans tout le reste de l’Asie, et notamment au Japon, au Viêt Nam et en Corée. Quant au bouddhisme du Véhicule Tantrique, on le trouve surtout en Mongolie ou au Tibet. Il y aurait aujourd’hui environ 350 millions de bouddhistes dans le monde. Il ne s’agit là que d’une estimation, l’adhésion religieuse n’étant généralement pas exclusive dans les pays asiatiques, tandis que la vague occidentale d’intérêt pour le bouddhiste reste difficile à quantifier.
L’enseignement de Bouddha fut uniquement oral, l’écriture n’étant pas encore fixée en Inde à l’époque de sa vie. Son message fondamental, relativement simple, enjoint les hommes qui le désirent à le suivre, et non à le croire.
Si personne ne conteste plus l’historicité de Bouddha, les sources concernant sa vie restent extrêmement fragmentaires. Les premiers textes conservés, héritiers d’une très longue tradition orale, sont des textes en pali, des textes en sanskrit et un texte chrétien, la Légende de Rê ; ils datent du début de l’ère chrétienne. Les bouddhistes du Petit Véhicule situent la vie de Bouddha entre 623 et 543 av. J.-C. Gautama est vraisemblablement le nom de naissance de Bouddha (ce dernier nom, le plus connu, étant son nom posthume signifiant « l’Éveillé »), également connu sous le nom de Siddharta (« celui qui a atteint son but »), ou Shakyamuni (« sage des Shakya »). Né à Kapilavastu, au sud de la frontière entre l’Inde et le Népal, sur le versant indien de l’Himalaya, Gautama est le fils du roi Shuddhodana du royaume des Shakya et de la reine Mahamaya. Sa naissance est entourée d’événements extraordinaires, et les oracles lui prédisent un avenir exceptionnel : il doit devenir le plus grand des sages ou bien le plus grand des rois. Son père met alors tout en œuvre pour que le jeune prince ne soit pas détourné de la souveraineté, et l’entoure de tous les plaisirs pour qu’il ne ressente aucun désir. A l’âge de vingt-neuf ans, Gautama quitte pour la première fois le palais en compagnie de l’un de ses serviteurs. Lui qui n’a jamais rien connu d’autre que les plaisirs faciles d’une existence dorée rencontre un vieil homme, un malade, un mort et un ascète. Il comprend alors qu’existent des souffrances contre lesquelles la richesse ne peut rien, mais que certains hommes ont choisi de chercher le chemin spirituel qui mène à leur extinction. Gautama décide alors de partir, seul, en quête de ce chemin que l’ascète lui a laissé entrevoir. Il fréquente d’abord différentes communautés brahmaniques, mais leur enseignement ne lui suffit pas. Finalement, il rencontre une petite communauté de cinq ascètes. Avec eux, il livre son corps à une ascèse impitoyable, enchaînant exercices spirituels et physiques pratiqués à la limite de la vie, dans le but de percer les secrets de la condition humaine. Au bout de sept années cependant, Gautama entrevoit la vanité de cette pratique, rompt le jeûne et reprend son errance. Il marche longtemps, avant de s’arrêter à Bodh Gaya, près d’un figuier pipal, sous lequel il entre en méditation. Triomphant des pièges tendus sur son chemin par la déesse de l’illusion Mara, il atteint ainsi l’Éveil (nirvana), la connaissance profonde et infinie du passé, de la vie et de la mort.
Ayant atteint l’Éveil, Bouddha n’envisage tout d’abord pas d’en partager le chemin, tant celui-ci lui paraît difficile à suivre. Mais Brahma, l’un des dieux les plus importants du panthéon hindou, lui apparaît, et parvient à le convaincre de « mettre en branle la Roue de la Loi ». Ses premiers disciples sont ses cinq anciens compagnons d’ascèse. Il prononce devant eux son premier sermon, connu sous le nom de sermon de Bénarès ou sermon du Parc aux gazelles, dans lequel il enseigne les « Quatre Nobles Vérités », ainsi que le principe de la « Voie du milieu », qui préconise la modération en toutes choses, y compris en ce qui concerne la quête spirituelle. La première communauté monastique (sangha) est ainsi fondée. Bouddha reste moine toute sa vie, parcourant le bassin du Gange en prêchant sa doctrine (dharma) à la saison sèche et faisant retraite à la saison humide. Ayant atteint un âge fort avancé, il s’éteint à Kusinagara, connaissant enfin le nirvana complet (parinirvana), c'est-à-dire la cessation du cycle des renaissances. Son corps est brûlé, et ses ossements sont enterrés en divers endroits, là où seront ensuite construites les futures stupa.
|
© 2009 Microsoft
![]() ![]() |