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Résultats avec Windows Live® Search rythme (musique)Article
Plan de l'article
Présentation ; Battements et mesures ; Unités de temps supérieures ; Utilisation du rythme dans la musique occidentale ; Tendances du XXe siècle ; Systèmes extérieurs à la musique occidentale
rythme (musique), notion englobant tous les aspects de la musique relatifs à son mouvement dans le temps et, par conséquent, à sa structure temporelle. Outre cette signification générale, le terme « rythme » désigne le plus souvent des paramètres tels que l’intensité et la durée d’un groupe de notes.
Tout comme les rythmes de la nature, tels que le mouvement des planètes, la succession des saisons et le battement du cœur, le rythme musical est généralement organisé en motifs répétés à intervalles réguliers. Ces motifs régulent le mouvement de la musique et aident l’oreille humaine à en saisir la structure. L’unité fondamentale du rythme est le battement ou la pulsation, soit un motif qui s’apparente au tic-tac d’une horloge. Dans la plupart des danses et dans la musique populaire, la cadence est indiquée de façon explicite, souvent par des roulements de tambour ou par un motif d’accompagnement régulier. Dans les formes musicales plus complexes, le battement est souvent implicite, constituant une sorte de dénominateur commun pour la durée réelle des notes, qui peut être plus longue ou plus courte que la pulsation elle-même (toutefois, lorsque l’auditeur frappe du pied en écoutant cette musique, la cadence redevient explicite). Pour que la pulsation soit perçue comme un dénominateur commun, la durée des différentes notes doit généralement être un multiple ou un sous-multiple de cette pulsation (par exemple, la moitié ou le double de sa durée). Le tempo de la musique détermine la vitesse du battement. De la même façon que les battements régulent la durée d’épisodes musicaux aussi courts qu’une note ou une paire de notes, ils sont eux-mêmes régulés par des unités récurrentes plus importantes appelées mesures. La mesure résulte de l’accentuation du premier battement d’une série de deux ou davantage, de sorte que les battements sont eux-mêmes groupés pour former un motif (par exemple, UN-deux, UN-deux, ou UN-deux-trois, UN-deux-trois). Le premier battement de la mesure, qui est aussi le plus marqué, est appelé temps frappé ; le dernier battement, qui est aussi le plus faible, est appelé le levé. Le terme « mesure » peut désigner, en premier lieu, ce processus général d’accentuation régulière, mais également le groupement métrique particulier. Dans la notation musicale, la mesure est indiquée par deux chiffres inscrits après la clé et prenant la forme d’une fraction. Lors de l’établissement de la notation moderne de la mesure, la ronde était considérée comme la durée fondamentale des notes. C’est pourquoi la durée de la mesure s’exprimait par rapport à la ronde, qui avait la valeur 1. Le nombre inférieur de l’indication de la mesure représente l’unité de temps (la durée de la note) exprimée sous la forme d’une fraction de la ronde ; le nombre supérieur indique le nombre d’unités figurant dans chaque mesure. Ainsi, l’une des indications de mesure les plus courantes est ¹, qui signifie « quatre quarts » : l’unité de la mesure est un quart de ronde (c’est-à-dire une noire) et chaque mesure se compose de quatre quarts de ce type. Les mesures §, «, et ¹ représentent donc toutes la même valeur rythmique par mesure ; la différence réside dans le nombre de battements et le motif des accentuations. « représente deux battements par mesure avec un temps accentué (sur le premier battement), tandis que ¹ indique quatre battements par mesure avec deux temps accentués (fort sur le premier battement, faible sur le troisième). Des mesures telles que ½ et ¾ sont appelées mesures composées parce que chaque groupement rythmique de la mesure se compose de sous-groupements de valeur rythmique inférieure. ½ représente deux groupes de trois notes, ¾ trois groupes de trois notes, etc. La musique organisée en mesures est hautement structurée et elle a tendance à être régulière. Cependant, une fois la mesure établie, elle n’a pas besoin d’être strictement observée à tous moments ; l’auditeur retient le motif, même si la musique s’en écarte temporairement. Ainsi, un battement habituellement faible peut être accentué pour produire une syncope (prolongation sur un temps fort d’un élément accentué d’un temps faible). Inversement, un battement fort peut occasionnellement être complètement supprimé. Certes, dans une musique faisant appel à des mesures complexes, il existe toujours un certain degré de tension entre la mesure en tant que système abstrait de régulation et le flux rythmique des durées réelles des notes, à savoir un flux qui ne soutient la mesure qu’à certains moments seulement. En outre, la cadence ne doit pas être maintenue avec une rigidité absolue ; le rythme peut être rubato, c’est-à-dire comporter des variations si légères qu’elles ne détruisent pas la valeur de base.
De la même façon que les battements sont groupés en mesures, ces dernières sont elles-mêmes groupées en unités supérieures. Ces groupements produisent les segments de temps plus étendus qui déterminent la forme musicale. Un motif (le plus petit élément mélodique formant une unité musicale relativement autonome) peut se composer de plusieurs mesures. Un ou plusieurs motifs peuvent être répétés et variés pour former une phrase (unité encore plus large, correspondant à une phrase du langage). Les phrases sont associées pour former des sections, et les sections reliées entre elles constituent des compositions complètes. La forme musicale est déterminée par des relations établies entre ces différentes unités de temps, par le rapport de ces unités au tout, ainsi que par des schémas harmoniques sur une plus grande échelle.
Depuis le Moyen Âge, la musique occidentale est essentiellement pluripartite : deux mélodies ou davantage sont jouées simultanément ou une mélodie est associée à un accompagnement. Ceci signifie que plusieurs notes résonnent à la fois. Néanmoins, la relation entre notes simultanées doit se conformer aux exigences du système hautement développé d’harmonie de la musique occidentale. Ces éléments ont rendu nécessaire la mise au point d’un système rythmique permettant de réguler avec précision les différentes parties, autorisant un mouvement indépendant de chacune, en dépit d’une coordination strictement contrôlée. Le système de mesure précédemment décrit, s’appuyant sur une convention de durée commune, constituait le moyen idéal pour une telle coordination. La musique occidentale avait également besoin d’un système de notation permettant d’indiquer de façon précise un grand nombre de valeurs de durée, liées entre elles. Fondé sur des calculs rationnels, le système rythmique occidental a également rendu possible la création de compositions pluripartites étendues, d’une grande complexité technique et dramatique.
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