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  • Fondation Dubuffet

    La vie et l'oeuvre : peintures, sculptures et ses écrits de Jean Dubuffet. Informations sur l'art brut. [1901-1985]

  • Jean Dubuffet

    1901 Jean Dubuffet naît le 31 juillet au Havre de parents négociants en vin. 1908: Entre au lycée François 1er du Havre.

  • Jean Dubuffet, Art Brut, livres, lithographies, gravures

    Jean Dubuffet, la galerie propose, vente, achat, des oeuvres papier originales de Jean Dubuffet, estampes, lithographies signées, gravures, livres illustrés par Jean Dubuffet.

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Dubuffet, Jean

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Présentation

Dubuffet, Jean (1901-1985), peintre, sculpteur et écrivain français, défenseur et théoricien de l'art brut.

Artiste iconoclaste, pourfendeur des institutions, Jean Dubuffet a produit une œuvre abondante et variée, marquée par une remise en question constante. Artiste majeur du XXe siècle, sa vie est scindée en deux périodes distinctes : la première porte l’empreinte d’un héritage familial assumé tant bien que mal ; la seconde, qui se confond avec son œuvre, débute lorsque, à l'âge de quarante et un an, il décide de se livrer exclusivement à sa vocation artistique.

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Le temps des incertitudes

Issu d'une famille normande de négociants en vin, Jean Dubuffet s'inscrit à l'école des beaux-arts du Havre, sa ville natale, en 1916. Après l’obtention du baccalauréat, il suit quelque temps les cours de l'académie Julian à Paris. Il fréquente Suzanne Valadon, Max Jacob, Charles-Albert Cingria, André Masson, Fernand Léger et Juan Gris. Cette vie de dilettante se prolonge jusqu'à son service militaire qu’il effectue comme météorologiste à la tour Eiffel (1922). En 1924, doutant des valeurs culturelles, il interrompt ses études et tous ses travaux afin « d'épouser la vie active ». Il s'embarque pour Buenos Aires où il travaille dans un atelier de chauffagistes. De retour au Havre six mois plus tard, il prend des fonctions dans le commerce familial — dont il héritera à la mort de son père — et se marie.

En 1930, il s'installe définitivement à Paris avec sa femme et sa fille, fonde une entreprise de négoce de vins en gros à Bercy. Il se remet à peindre, confectionne des masques, fabrique des marionnettes et réalise des portraits d'Émilie Carlu, dite Lili, qui devient sa seconde femme en 1937. Ses affaires, négligées, périclitent : il abandonne à nouveau la peinture. En 1939, il est mobilisé, puis muté pour indiscipline et évacué vers le sud. À son retour à Paris en septembre 1940, il reprend en main son affaire qui prospère, entre trafic et marché noir.

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Tabula rasa

À partir de 1942, riche et libre de son temps, il décide de se consacrer exclusivement à l’art et crée des images « primitives » au dessin volontairement malhabile, proche de la caricature ou du graffiti. Dans un « expressionnisme bariolé », il se met à peindre sa série Vues de Paris inspirée de dessins d'enfants. Ceux des malades mentaux, découverts au cours d'un voyage à Heidelberg, l'intéressent aussi vivement. Au printemps 1943 il produit quelques toiles sur le métro (un thème récurrent) et d’autres sur le jazz.

En 1944, il crée ses premiers Graffitis, ses Messages à l'encre de Chine, gouaches et encres de couleur sur papiers journaux, ainsi que ses premières Tables. Sa première exposition a lieu en octobre 1944 à la galerie Drouin ; il y présente sa série des Marionnettes de la ville et de la campagne. Deux ans plus tard, il récidive avec Mirobolus, Macadam et C°, Hautes Pâtes de J. Dubuffet. La facture de ces tableaux fait scandale. Dubuffet se détourne de la peinture à l'huile traditionnelle pour des mélanges de sa confection : céruse, mastic liquide, sable, graviers, goudron, vernis, plâtre, poussière de charbon, éclats de verre… Sur cette pâte, il incise, coupe, racle avec un grattoir, une cuiller, un couteau ou même ses doigts. En 1947, ses Portraits d'écrivains suscitent un autre scandale : à l'origine, des portraits de Jean Paulhan (1945) à l'encre de Chine et à la gouache. Ces toiles « à ressemblance extraite, à ressemblance cuite et confite dans la mémoire, à ressemblance éclatée dans la mémoire » ont pour titre Léautaud sorcier peau-rouge, Ponge plâtre meringué, Tapié grand-duc, Michaux façon momie…

Entre 1947 et 1949, alors que ses entrepôts de Bercy sont vendus, il entreprend plusieurs voyages dans le Sahara et apprend l'arabe. Il réalise une série de gouaches, de nombreuses peintures à la colle et des dessins aux crayons de couleur, travail préliminaire à un cycle sur le désert qui ne verra jamais le jour. En 1947 également, sa première exposition à New York connaît un vif succès.

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L'art brut

Dès juillet 1945, Jean Dubuffet a commencé en France et en Suisse une collection curieuse ; il s'agit d'œuvres d'expression populaire, de sculptures, peintures, tapisseries, objets divers élaborés par des médiums, malades mentaux, artisans marginaux et détenus. Il invente le terme « d'art brut » pour décrire leur art spontané, ignorant les canons artistiques. Les œuvres sont d'abord exposées dans le sous-sol de la galerie Drouin (novembre 1947). Au printemps 1948, Dubuffet fonde avec André Breton, Michel Tapié et Jean Paulhan la Compagnie de l'art brut, vouée à l'étude et à la diffusion de l'art involontaire, sans culture ni tradition. La collection voyage ensuite chez Alfonso Ossorio à New York, puis rue de Sèvres à Paris, avant de trouver refuge à Lausanne, en 1976, où elle constitue aujourd'hui le fonds du musée de l'Art brut.

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