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Résultats avec Windows Live® Search contrebasseArticle
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contrebasse, le plus grand et le plus grave des instruments à cordes. Basse de la famille du violon, elle mesure entre 1,60 m et 2 m, et possède généralement quatre cordes en acier accordées selon le schéma mi, la, ré, sol, en partant du troisième mi en dessous du do fondamental. Certains modèles possèdent une cinquième corde en ut, située trois octaves sous le do fondamental. Afin d’atteindre cette même note, quelques contrebasses à quatre cordes sont munies d’un levier qui permet d’abaisser la corde de mi de deux tons. L’archet de la contrebasse est court et robuste. Les partitions qui lui sont destinées sont écrites une octave plus haut que le son réel.
L’ancêtre de la contrebasse est le violone, basse de la famille des violes. La contrebasse est d’ailleurs le seul instrument de la famille du violon à conserver la silhouette « à épaules tombantes » de la viole. On estime que la première contrebasse moderne apparaît vers 1620. Elle comporte alors six cordes. Aux XVIIIe et XIXe siècles, le modèle prédominant ne compte plus que trois cordes d’accord variable (sol-ré-sol, sol-ré-la, la-ré-la, la-ré-sol). On trouve encore de ces instruments dans les ensembles de musique populaire d’Europe de l’Est. Jusqu’au XIXe siècle, les contrebassistes utilisent exclusivement des archets convexes, contrairement aux violonistes, altistes et violoncellistes qui se servent d’archets concaves. L’archet convexe a néanmoins survécu, et quelques instrumentistes le préfèrent encore au modèle concave.
Le premier rôle de la contrebasse a été de renforcer le groupe d’instruments constituant la basse continue. Longtemps, les contrebassistes ont dû se contenter de doubler les violoncelles à l’octave inférieure. Certains compositeurs ont toutefois pris conscience de l’originalité du timbre de cet instrument : Mozart, Boccherini et Beethoven, par exemple, le font entrer dans les ensembles de musique de chambre. Le quintette la Truite de Schubert (1819) et l’Éléphant extrait du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns (1886) comptent parmi les pages les plus connues du mince répertoire soliste de la contrebasse. Aujourd’hui, elle est abondamment utilisée dans le jazz, où elle se joue le plus souvent sans archet, les musiciens préférant pincer les cordes pour obtenir une pulsation rythmique plus marquée. Parmi les virtuoses de la contrebasse, citons l’Italien Domenico Dragonetti, le chef d’orchestre américain d’origine russe Serge Koussevitzky et le contrebassiste de jazz américain Charlie Mingus.
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