![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Page 16 sur 16
Royaume-UniArticle
Plan de l'article
En matière internationale, le Royaume-Uni renoue, en septembre 1998, ses relations diplomatiques avec l’Iran (désolidarisé de la fatwa prononcée contre Salman Rushdie). Il lance, avec les États-Unis, l’opération « Renard du désert » contre l’Irak qui a mis des obstacles au contrôle du désarmement par l’Unscom. En mars 1999, le pays s’engage en outre, aux côtés de treize des dix-neuf membres de l’OTAN, dans l’opération militaire « Force alliée » contre la Yougoslavie. Tony Blair prend dans le conflit du Kosovo une position particulièrement ferme. Le Royaume-Uni contribue, avec 13 000 hommes, au plus fort contingent armé de la KFOR et se voit attribué un des cinq secteurs mis en place au Kosovo. L’affaire Pinochet, quant à elle, détériore gravement les relations avec le Chili. La police britannique arrête le général Pinochet le 16 octobre 1998, à la suite d’un mandat d’Interpol présenté par le juge espagnol Baltasar Garzón. Ce dernier réclame l’extradition vers l’Espagne de l’ancien chef de la junte militaire, afin de le juger pour des délits de « génocides », « tortures » et « disparitions » commis pendant la dictature. Malgré les protestations des autorités chiliennes, le Royaume-Uni décide de poursuivre la procédure. Un premier jugement des 5 juges-lords, déniant l’immunité au général Pinochet (par trois voix contre deux, le 25 novembre 1998), est cassé par la Chambre des lords (11 décembre) en raison de l’appartenance de l’un des juges-lords à Amnesty International. Finalement, à l’issue d’une nouvelle procédure d’examen, 6 des 7 juges-lords lui refusent l’immunité pour la période 1988-1990 (24 mars 1999), ne retenant cependant que 3 des 32 chefs d’inculpation. Le ministre britannique de l’Intérieur Jack Straw autorise, le 15 avril, la poursuite de la procédure d’extradition. Les élections européennes de juin 1999 sont marquées par un taux d’abstention record (77 p. 100) et par la défaite du Parti travailliste au pouvoir, qui ne recueille que 28 p. 100 des suffrages (soit une représentation de 29 sièges au Parlement européen), tandis que les conservateurs obtiennent 37,5 p.100 des voix (36 sièges) et les libéraux-démocrates 13 p. 100 (10 sièges). Les élections locales de mai 2000 sont également un échec pour le gouvernement qui voit le candidat travailliste devancé par le dissident Ken Livingstone, dit « Ken le Rouge », à l’élection de la mairie de Londres. Sur l’initiative des travaillistes, cette élection s’est tenue pour la première fois au suffrage universel.
Devant l’arrivée massive de clandestins demandeurs d’asile, le durcissement du système d’accueil britannique est décidé par le gouvernement de Tony Blair : celui-ci est en effet considéré comme offrant les meilleures conditions aux réfugiés. Les immigrés clandestins sont en majorité kurdes, afghans ou iraniens mais viennent également d’Irak, du Kosovo, de Tchétchénie, de Somalie, du Rwanda ou d’Angola. Prêts à tout pour gagner la Grande-Bretagne, ils sont victimes de l’exigence financière des réseaux de passeurs qui les font voyager dans des conditions inhumaines. Ainsi, en juin 2000, les douaniers anglais de Douvres trouvent 58 ressortissants chinois morts d’asphyxie dans un camion venant de Belgique. En février 2001, la France et le Royaume-Uni conviennent notamment de renforcer leur coopération policière sur les liaisons trans-Manche. Tony Blair s’associe à Giuliano Amato, le président du Conseil italien, pour lutter contre le trafic de réfugiés passant par la Bosnie. Quant au ministre de l’Intérieur, Jack Straw, il multiplie les initiatives pour changer le système européen de demande d’asile. Il veut établir des listes de pays, classés selon leur respect des droits de l’homme, afin que ne soient pas acceptés les réfugiés ressortissants de pays jugés sûrs.
La vie politique et économique des années 2000 et 2001 est surtout marquée par les difficultés du secteur agricole. La maladie de Creutzfeld-Jakob, dont le premier cas est recensé en 1985, fait en quinze ans près de 80 victimes humaines. Une commission d’enquête publique ordonnée par Tony Blair dénonce en 2000 l’irresponsabilité de hauts fonctionnaires dans cette affaire. L’embargo français sur la viande britannique prend l’allure d’une « guerre du bœuf » après que la France, présidente de l’Union européenne jusqu’au 31 décembre 2000, décide de maintenir l’embargo alors que la Commission préconise sa levée. En février 2001, les ovins britanniques sont touchés par une épizootie de fièvre aphteuse. La Commission européenne interdit toutes les importations d’animaux vivants, de viande et de produits laitiers venant de Grande-Bretagne. Pour enrayer l’épidémie, plus d’un million d’animaux sont abattus en Grande-Bretagne.
Des élections législatives anticipées se tiennent en juin 2001. Comme en 1997, le Parti travailliste remporte une victoire écrasante. Pour la première fois dans l’histoire du pays, il obtient ainsi la majorité absolue deux fois de suite. Néanmoins, forte de 37 p. 100, l’abstention atteint son taux le plus élevé depuis 1918. Les travaillistes remportent 413 sièges (- 5), les conservateurs 166 (+ 1) et les libéraux-démocrates 52 (+ 6). Au lendemain des résultats, le chef de file du Parti conservateur, William Hague, présente sa démission. Le Premier ministre, Tony Blair, est reconduit dans ses fonctions, à la tête d’un gouvernement qu’il remanie profondément — l’ancien ministre de l’Intérieur Jack Straw remplace notamment Robin Cook comme secrétaire au Foreign Office. L’amélioration des services publics et l’entrée du Royaume-Uni dans la zone euro apparaissent comme les principaux enjeux de ce nouveau mandat. Le gouvernement poursuit ainsi son augmentation massive des budgets de la santé (+ 10 p. 100 par an dès 1999), de l’éducation, des transports et de la justice. Il remporte également une véritable victoire contre le chômage, ramené de 10 p. 100 dans les années 1990 sous le gouvernement conservateur à moins de 5 p. 100 en 2005. Tony Blair continue par ailleurs de mener une politique extérieure particulièrement active dans le sillage de la riposte lancée par les États-Unis aux attentats qui les ont touchés le 11 septembre 2001. Le Royaume-Uni assure notamment le commandement de la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan (ISAF), mandatée par le Conseil de sécurité de l’ONU, déployée à partir du mois de janvier 2002, et participe à l’offensive contre l’Irak engagée par les États-Unis en mars 2003. En juin 2004, l’élection du Parlement européen, où le Royaume-Uni dispose de 78 sièges, est marquée par le score du Parti de l’indépendance (United Kingdom Independance Party, UKIP) qui arrive en troisième position (16,12 p. 100 des suffrages, 12 sièges, contre 3 en 1999) en prônant le retrait de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Le Parti travailliste (22,61 p. 100 des suffrages, 19 sièges) est devancé par le Parti conservateur (26,73 p. 100, 27 sièges).
À l’issue des élections législatives de mai 2005, le Parti travailliste obtient une nouvelle victoire. D’une ampleur un peu moindre que les précédentes (35,2 p. 100 des voix et 356 sièges contre 197 pour les conservateurs), elle conduit Tony Blair à être le premier travailliste à exercer trois mandats consécutifs de Premier ministre du Royaume-Uni. Gordon Brown (Finances), Jack Straw (Affaires étrangères) et Charles Clarke (Intérieur) sont reconduits dans leurs fonctions. Au plan intérieur, l’amélioration des services publics reste la priorité du gouvernement. Au niveau européen, le gouvernement britannique annonce la suspension de la procédure de ratification parlementaire du traité établissant une Constitution pour l’Europe à la suite de son rejet par référendum en France et aux Pays-Bas. C’est dans ce contexte que le Royaume-Uni assume la présidence de l’Union européenne à compter du 1er juillet 2005. Le 7 juillet, le lendemain du jour où Londres a été choisie pour organiser les jeux Olympiques de 2012, et alors que le sommet du G8 s’ouvre en Écosse, la capitale britannique est le théâtre de quatre attentats terroristes qui frappent le métro et un autobus, revendiqués par un groupe islamiste.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |