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Royaume-Uni

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Royaume-Uni : drapeau et hymneRoyaume-Uni : drapeau et hymne
Plan de l'article
2.4

Ressources et contraintes du milieu naturel

Les trois quarts des terres sont favorables à l’agriculture ; 40 % des terres arables sont concentrées dans l’est et le sud de l’Angleterre et dans l’est de l’Écosse. La majeure partie des sols sont des prairies ou sont consacrés aux cultures fourragères.

Les forêts couvrent environ 7 % du territoire anglais, 15 % de l’Écosse, 12 % du pays de Galles et 5 % de l’Irlande du Nord. La moyenne générale est tout juste inférieure à 12 % (25 % en moyenne en Europe). Très déboisé au début de ce siècle, le Royaume-Uni a doublé la superficie de ses forêts, depuis la fondation, en 1919, de la Forestry Commission, responsable de la protection et du développement des ressources forestières.

La Grande-Bretagne dispose de peu de ressources minières. Le zinc, l’étain, le minerai de fer et le cuivre sont extraits en faibles quantités ; les ressources en or et argent sont limitées. Les minéraux non ferreux comprennent le calcaire, l’ardoise, le talc, le kaolin, la terre à foulon, la chaux, le grès, le sel et le gypse. La Grande-Bretagne possède en revanche les principales ressources énergétiques de l’Union européenne avec d’énormes gisements de houille, exploités depuis trois cents ans, le pétrole et le gaz naturel du secteur britannique de la mer du Nord, au large de l’Écosse et de l’Angleterre.

Les gisements de charbon du centre-nord de l’Angleterre, du pays de Galles et de l’Écosse, et les gisements de minerai de fer de la zone des Pennines ont joué un rôle important dans le développement industriel de la Grande-Bretagne. Le charbon et le fer ont déterminé la localisation et le développement de nombreuses villes britanniques.

3

Population et société

3.1

Caractéristiques démographiques

Le Royaume-Uni comptait en 2007 60,8 millions d'habitants. Avec une densité moyenne d’environ 252 habitants au km2, l’île possède une des plus fortes densités d’Europe. L’Angleterre, avec 83 % de la population totale, est la plus peuplée (384 habitants au km2). L’Écosse, accueillant un peu moins de 9 % de la population, est la moins peuplée (64 habitants au km2). Le pays de Galles et l’Irlande du Nord accueillent respectivement 5 % et 3 % de la population britannique (142 et 121 habitants au km2).

La population du Royaume-Uni est issue des peuples qui ont envahi les îles au cours des deux millénaires précédant l’an 1000 (les Celtes, les Romains, les Angles, les Saxons, les Scandinaves et les Normands). 89 % de la population vit dans des villes. Sa distribution, surtout en Grande-Bretagne, reflète l’histoire industrielle de l’île : 40 % environ de la population de la Grande-Bretagne se concentre dans les sept conurbations qui se sont développées autour de Londres, Manchester, Liverpool, Sheffield, Birmingham, Newcastle upon Tyne et Leeds, et qui sont devenues des centres industriels, miniers ou commerciaux au cours du premier siècle de la révolution industrielle. La concentration des deux tiers de la population du pays de Galles dans les vallées du sud et des trois quarts de la population écossaise dans les terres basses centrales autour de Glasgow et d’Édimbourg a la même origine. Tous ces centres urbains doivent s’adapter aujourd’hui au déclin des industries qui ont fait leur prospérité. Au cours du xxe siècle, le sud et le sud-ouest de l’Angleterre ont réaffirmé leur rôle historique de foyer de richesses économiques et de croissance démographique du Royaume-Uni.

3.2

Découpage administratif et villes principales

La capitale, siège du gouvernement et plus grande ville du Royaume-Uni, est Londres (population de la zone métropolitaine au recensement de 2001 : 7 172 036 habitants). La capitale de l’Écosse est Édimbourg (2001, 449 000 habitants), celle du pays de Galles est Cardiff (305 200 habitants) et celle de l’Irlande du Nord est Belfast (277 200 habitants). Toutes les autres grandes villes du Royaume-Uni, Glasgow (578 700 habitants) mise à part, sont situées en Angleterre : Birmingham (976 400 habitants), au cœur de la conurbation industrielle des Midlands, Leeds (715 500 habitants), Sheffield (513 100 habitants), Manchester (392 900 habitants) et les ports de Liverpool (439 476 habitants) et Bristol (380 615 habitants).

3.3

Langues et religions

La langue officielle du Royaume-Uni est l’anglais, qui appartient au groupe des langues germaniques et a intégré de nombreux apports des langues latines, notamment du français, lors de la conquête normande. Les langues celtiques, le gallois et le gaélique, sont encore parlés au pays de Galles : le gallois y est la langue officielle, à égalité avec l’anglais dans l’administration et les affaires juridiques. En Écosse, il est surtout parlé dans les îles ; en Irlande du Nord, il subsiste, mais affaibli. Le brittonique, un dialecte très proche du breton parlé sur le continent, n’est plus employé que par quelques centaines de locuteurs. Dans les îles Anglo-Normandes, des dialectes franco-normands sont encore en usage.

La Réforme a été introduite en Angleterre en 1532 par décision d’Henri VIII, qui cherchait à affirmer la suprématie royale. Le souverain est le chef de l’Église officielle (established) ; il ne peut choisir d’épouse que dans une famille non catholique ; ne peuvent prétendre à la couronne que les descendants protestants de l’électrice de Hanovre. La réunion des différents royaumes s’est faite en laissant en place l’Église presbytérienne d’Écosse et l’Église du pays de Galles. L’Église anglicane était un moyen terme entre la Réforme et la Contre-Réforme. En Irlande du Nord, la question religieuse a longtemps recouvert les différences socio-politiques et culturelles entre les Irlandais de souche et les descendants des colons anglais et écossais venus s’installer aux xviie et xviiie siècles. L’anglicanisme, majoritaire, est représenté par l’Église anglicane mais aussi par l’Église du pays de Galles, l’Église épiscopale écossaise et l’Église d’Irlande. La décision, en 1993, du synode annuel de l’Église anglicane d’accepter l’ordination des femmes a failli créer un schisme. Elle a été rejetée par l’Église du pays de Galles en 1994, mais approuvée par l’Église d’Écosse. Au début du xxie siècle, 72 % de la population se déclare chrétienne (recensement de 2001), majorité au sein de laquelle on dénombre anglicans (29 %), protestants (14 %) et catholiques (10 %). Les autres religions représentées sont essentiellement l’islam (2,7 %) et l’hindouisme (1 %).

3.4

Éducation

Historiquement, l’enseignement britannique a tiré son prestige à l’étranger de la réputation de ses écoles privées ou libres appelées public schools. Fondées au Moyen Âge comme institutions charitables destinées à l’éducation des garçons (parfois pauvres), des écoles comme Eton College, Harrow School et Rugby School sont finalement devenues des institutions payantes fréquentées presque exclusivement par les enfants des classes les plus aisées. Une toute petite minorité des enfants du Royaume-Uni fréquentent ce type d’école.

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