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reproducteur, appareilArticle
Plan de l'article
Présentation ; Les organes reproducteurs : les gonades ; Les cellules reproductrices ; Organes génitaux ; Pathologies de l’appareil reproducteur humain
À la différence des cellules germinales mâles, les cellules germinales femelles sont générées à partir de cellules uniques qui se transforment par la suite en ovaires, situés dans la cavité abdominale. L'ovaire d’une femme adulte est de forme ovale. Son diamètre est d’environ 4 cm, et son poids d'environ 15 g. Il est constitué de deux zones : un cortex qui contient les ovules, chacun enfermé dans un follicule, et une zone médullaire qui secrète des hormones stéroïdes et renferme les nerfs et les vaisseaux sanguins. Chez l'adulte, l'ovaire est simplement une masse de tissu conjonctif et glandulaire contenant de nombreux follicules à différents stades de maturation. L'ovaire fabrique des ovocytes. Lorsqu’un ovocyte est prêt à être libéré, le tissu qui l'entoure se remplit de liquide et, simultanément, migre vers la surface de l'ovaire pour former le follicule de De Graaf. Le nombre de follicules de De Graaf varie selon les espèces animales ; chez la femme, il n'y en a généralement qu'un seul dans un ovaire et par cycle menstruel. Chez les multipares, animaux qui donnent naissance à plusieurs petits en une seule portée, il y en a généralement plusieurs dans chaque ovaire. Lorsque le follicule de De Graaf arrive à maturation complète, il traverse la surface de l'ovaire, libérant l'ovocyte (gamète femelle) : c'est l'ovulation. L’ovocyte est alors prêt à être fécondé. L'espace auparavant occupé par le follicule se remplit d'un peu de sang, qui, en quatre à cinq jours, est remplacé par une masse de cellules, le corps jaune. Celui-ci sécrète les hormones qui préparent l'utérus à la réception d'un ovule fécondé. Si l'ovule n'est pas fécondé, le corps jaune est finalement remplacé par du tissu cicatriciel appelé corps blanc.
Les cellules reproductrices, appelées gamètes, sont : chez la femelle, les ovules, chez le mâle, les spermatozoïdes. La production par l’organisme des gamètes met en jeu des processus complexes de maturation de cellules souches formées au cours de l’embryogenèse. Les processus de division qui vont transformer ces cellules en gamètes mâles et femelles ne reprennent qu’à partir de la maturité sexuelle.
Lors des divisions cellulaires embryonnaires des organismes ayant une reproduction sexuée, les cellules somatiques (non impliquées dans la reproduction) se différencient pour former les tissus et les organes, tandis que les cellules germinales restent indifférenciées. Les tissus abritant les cellules germinales deviennent les organes de la reproduction, les gonades. Les cellules germinales restent inactives jusqu'à ce que l'animal atteigne sa maturité sexuelle, après quoi elles subissent un certain nombre de mitoses (divisions cellulaires classiques). Vient ensuite le processus de transformation des cellules germinales en gamètes (ovules chez la femelle et spermatozoïdes chez le mâle), accompagné d'un type particulier de division cellulaire, la méiose. Celle-ci divise par deux le nombre de chromosomes. Parallèlement, lorsque la maturité sexuelle est atteinte, les cellules somatiques des gonades commencent à sécréter les hormones sexuelles responsables de l'apparition des caractères sexuels secondaires (voir sexuée, reproduction).
La production de spermatozoïdes (spermatogenèse) et d’ovules (ovogenèse), respectivement dans les organes reproducteurs mâle et femelle débute au moment de la maturité sexuelle (appelée puberté chez l’espèce humaine). Chez l’homme, elle se fait en continu et pendant toute la vie, tandis que chez la femme, un seul ovule est produit par cycle ; la production se fait à partir d’un stock défini de cellules et cesse à la ménopause. La spermatogenèse et l’ovogenèse se font grâce à un type de division cellulaire particulier appelé méiose, qui a pour but de réduire de moitié le nombre de chromosomes (chaque gamète n’a ainsi qu’un lot de chromosomes au lieu de deux, ce qui permet, après la fécondation, d’obtenir un organisme à deux lots de chromosomes).
Chez de nombreux invertébrés, ainsi que chez quelques vertébrés aquatiques, les cellules reproductrices passent directement au travers de la paroi du corps pour être libérées dans l'eau par les gonades. Chez la plupart des mâles des autres animaux, elles migrent par des canaux vers l'appareil excréteur, urinaire ou cloacal, ou vers des voies spécialement prévues pour les fonctions de reproduction. Chez les vertébrés mâles, ces canaux sont directement reliés aux testicules. Ils comprennent l'épididyme qui transporte le sperme vers le canal déférent. Celui-ci véhicule ensuite les spermatozoïdes vers le canal éjaculateur, qui se contracte pour émettre le sperme. Chez la plupart des poissons, l'ovaire a un prolongement creux par lequel l'ovule passe dans le cloaque ; toutefois, chez la plupart des vertébrés, il n'existe aucune connexion directe entre l'ovaire et les oviductes qui transportent l'ovule vers le cloaque ou vers l'extérieur. Chez les animaux terrestres, différentes adaptations se sont mises en place pour une fécondation interne des œufs. Le serpent qui libère ses spermatozoïdes dans le cloaque possède des crochets anaux, qui sont introduits dans le cloaque de la femelle pendant l'accouplement. Ces crochets lient le mâle à la femelle pendant l'émission de sperme. Chez les mammifères, lors de l'éclatement du follicule de De Graaf, l'ovule tombe à l'intérieur de la cavité abdominale. L'oviducte, appelé chez les mammifères trompe de Fallope, se termine en forme d'entonnoir ; situé près de l'ovaire, il attire, par son activité ciliaire, l'ovule qui est arrivé à maturation. Parfois, l'ovule ne parvient pas dans l'oviducte et tombe dans la cavité abdominale ; ces ovules, s'ils sont fécondés, entraînent des grossesses ectopiques. Chez les animaux inférieurs aux marsupiaux, les oviductes s'ouvrent directement dans le cloaque ; chez les marsupiaux et les animaux placentaires, les oviductes, normalement au nombre de deux, se rejoignent à leurs extrémités dans l'utérus, muscle épais, où se développe l'embryon, qui, lui-même, débouche sur un canal plus étroit, le vagin, qui s'ouvre sur l'extérieur.
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