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Résultats avec Windows Live® Search physiocratesArticle
physiocrates, école d'économistes français du XVIIIe siècle dont les méthodes contribuèrent au développement des sciences économiques. Regroupés autour de François Quesnay, auteur du Tableau économique paru en 1758, l'école physiocratique compta notamment Pierre Samuel DuPont de Nemours et le marquis de Mirabeau parmi ses membres. La doctrine des physiocrates s'opposait au mercantilisme, doctrine économique qui fondait la prospérité d'un État sur l'accumulation des réserves de métaux précieux et sur la réglementation des échanges commerciaux, évitant ainsi la fuite de l'or et de l'argent vers l'extérieur. Convaincus de l'existence d'un ordre naturel, les physiocrates soutenaient que le laissez-faire engendrerait naturellement la société la plus prospère et la plus vertueuse qui soit. Les échanges pourraient alors s'effectuer librement. Ils faisaient reposer la prospérité sur l'agriculture, à leurs yeux la seule source de richesse et sur la paysannerie, qu'ils considéraient comme la seule classe productive, le commerce et l'industrie permettant seulement de distribuer la richesse produite, et s'analysant en conséquence comme une activité stérile. Il réfutèrent en outre l'importance accordée par les mercantilistes au commerce international. Favorables à la propriété foncière s'appuyant sur la monarchie héréditaire, les physiocrates eurent une grande influence durant les années 1760 et leur pensée inspira Adam Smith. Celui-ci réfuta cependant l'importance qu'ils accordaient à l'agriculture ; son successeur, David Ricardo, la réfuta également et insista contre les physiocrates sur la valeur du travail comme source d'utilité. Lorsque Turgot, disciple des physiocrates mais s'en détachant par l'importance qu'il accordait à l'échange et à la productivité, fut appelé au contrôle général des Finances en 1774, il s'attacha à mettre en pratique certaines des conceptions des physiocrates, notamment en instituant la liberté du commerce des grains et en tentant de promouvoir une réforme fiscale en remplaçant la corvée par un impôt directement acquitté par les propriétaires. Turgot se heurta toutefois à ses ennemis politiques, qui obtinrent son renvoi en 1776. Certaines des idées des physiocrates furent cependant appliquées à partir de la Révolution française, telles que la libéralisation du commerce des grains en 1789 et l'introduction d'un impôt sur la terre en 1790.
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