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    Theodore Herman Albert Dreiser (17 août 1871, Terre Haute, Indiana, États-Unis — 28 décembre 1945, Hollywood, Californie, États-Unis) est un écrivain américain naturaliste.

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Dreiser, Theodore

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Theodore DreiserTheodore Dreiser
Plan de l'article
1

Présentation

Dreiser, Theodore (1871-1945), écrivain et journaliste américain.

Rattaché à l’école naturaliste, initiateur du roman américain moderne, Theodore Dreiser est un écrivain engagé, plus soucieux des idées que de la forme. Dans son œuvre, il a toujours cherché à combattre le puritanisme d’un pays dont il a fait l’inventaire moral et stigmatisé l’ordre social.

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Un auteur réaliste, une œuvre dérangeante

Né à Terre Haute (Indiana), Theodore Dreiser est le douzième enfant d’une famille pauvre. Il passe une enfance misérable et se révolte très tôt contre le catholicisme intransigeant de son père, un ouvrier immigré d’origine allemande. Après des études décousues, il devient apprenti cuisinier et garçon de courses, puis découvre l’agitation des grandes villes. Il travaille comme reporter au Chicago Daily Globe, puis comme envoyé spécial au St Louis Globe Democrat et au St Louis Republic. Par la suite, il s’établit à Pittsburgh (Pennsylvanie), fleuron du capitalisme triomphant. Il découvre les œuvres d’Honoré de Balzac, d’Aldous Huxley et de Herbert Spencer, et s’imprègne du darwinisme social : la société est une jungle dans laquelle seuls les mieux armés survivent. Peu à peu, l’idée d’une carrière littéraire naît en lui.

La société américaine est au cœur du premier roman de Theodore Dreiser, Notre sœur Carrie (Sister Carrie, 1900), qui traite de la sexualité féminine de manière réaliste. Inspiré par l’histoire de sa sœur, richement entretenue à New York, le livre est accueilli par un tollé général et condamné pour immoralité, ce qui oblige l’auteur à le retirer de la vente. Il est néanmoins salué par le romancier Sinclair Lewis comme « le premier ouvrage enfin libéré de l’influence de la littérature britannique ». Profondément affecté par cet échec, Theodore Dreiser cesse momentanément de publier et devient directeur de revues populaires. Avant même la publication de son deuxième roman (Jennie Gerhardt, 1911), qui reprend le thème de la respectabilité féminine dans la société, plusieurs figures influentes du monde littéraire, parmi lesquelles le romancier H.G. Wells, lui apportent leur soutien.

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Une féroce critique sociale

Dans un registre totalement différent, s’inspirant de la vie du magnat de Chicago Charles T. Yerkes, Theodore Dreiser décide de mettre en scène un homme d’affaires sans scrupules à la personnalité de fer : le Financier (The Financier, 1912), suivi deux ans plus tard du Titan (The Titan, 1914), qui constituent les deux premiers volets de la « trilogie de Cowperwood » et lui valent une grande notoriété. En 1915, il se penche cette fois sur le sort d’un peintre dans le Génie (The Genius), plus tard condamné par la censure. L’influence de Theodore Dreiser sur les jeunes écrivains américains ne cesse de croître et il devient le chef de file de la nouvelle école du réalisme social.

C’est dans l’entre-deux guerres que Theodore Dreiser publie Une Tragédie américaine (An American Tragedy, 1925), considéré comme son chef-d’œuvre. Basé sur un fait divers, ce récit retrace l’histoire d’un jeune homme d’origine modeste, mû par le désir de se hisser à une position sociale plus prestigieuse, et prêt pour cela à commettre les pires lâchetés, jusqu’au crime. Dans cette œuvre, plus tard adaptée à la scène puis au cinéma, Theodore Dreiser poursuit son analyse des idoles de l’Amérique capitaliste que sont l’argent, le succès et la respectabilité, et laisse transparaître une certaine forme de sympathie pour leurs victimes. Un critique dit à son sujet : « Maladroit, ignorant, mélancolique, avide, sensible, passionné, pitoyable, révolté et affectueux, il était à lui seul une tragédie américaine. »

Par la suite, Theodore Dreiser effectue un voyage en Union soviétique, qui lui inspire ses Impressions de Russie (Dreiser Looks at Russia, 1927). Dès son retour aux États-unis, il s’inscrit au Parti communiste. Cette décision se révèle paradoxale à la lecture du Rempart (The Bulwark, 1946) et du Stoïque (The Stoic, 1947, dernier volet posthume de sa trilogie), qui témoignent de l’intérêt qu’il porte à la religion à la fin de sa vie, alors qu’il semble avoir enfin trouvé la foi. Il meurt à Hollywood, en décembre 1945.

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