Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Fonds monétaire international [FMI]

Résultats avec Windows Live® Search

  • Fonds monétaire international - Wikipédia

    Le Fonds monétaire international (FMI) est une institution internationale regroupant 185 pays, dont le rôle est de « promouvoir la coopération monétaire internationale, de ...

  • Fonds Monétaire International (FMI) | les Amis de la Terre

    Le FMI meurt à petit feu : bon débarras Par Sébastien Godinot A l’occasion de la dernière journée des Assemblées Générales du Fonds Monétaire International (FMI) aujourd ...

  • FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL - FMI

    Coordonnées géographiques et internet, téléphone et télécopie de : FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL - FMI ... 700 19th Street, N.W. WASHINGTON, DC 20431 (Etats-Unis d'Amérique ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search
Page 2 sur 3

Fonds monétaire international [FMI]

Article
Plan de l'article
3.2

Le directeur général et le conseil d’administration

Sous la présidence du directeur général, les vingt-quatre membres du conseil d’administration se réunissent trois fois par semaine. Les cinq plus importants contributeurs du FMI (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne) disposent, de droit, d’un administrateur, de même que la Chine, la Russie et l’Arabie saoudite. Les seize administrateurs restants sont désignés, pour un mandat de deux ans, par un collège de pays. À la différence d’autres agences internationales où chaque pays dispose d’une voix, le conseil vote selon un système de pondération qui est fonction de la quote-part du pays en question.

Les membres du conseil élisent leur président, qui porte le titre de directeur général, pour un mandat de cinq ans renouvelable. Ce poste est occupé, de 2000 à 2004, par Horst Köhler, l’ancien président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), huitième directeur général de l’institution depuis sa création, auquel succède l’Espagnol Rodrigo Rato, ancien ministre des Finances du gouvernement de José María Aznar.

4

Le financement du Fonds monétaire international

En devenant membre du FMI, chaque État se voit demander une souscription ou quote-part, qu’il verse au moment de son adhésion. Son montant varie en fonction du poids relatif du pays en question dans l’économie mondiale : plus celle-ci (en termes de production et de volume de ses échanges) est importante, plus la quote-part due au Fonds est élevée. En 2003, la contribution la plus forte est celle des États-Unis, qui représente 17,1 p. 100 de l’ensemble, devant le Japon (6,1 p. 100), l’Allemagne (6 p. 100), la France et la Grande-Bretagne (4,9 p. 100). À l’opposé, la contribution de São Tomé et Príncipe compte parmi les plus modestes (0,0003 p. 100 du total).

Le montant de cette quote-part détermine à la fois le montant de la souscription, le montant des concours que chaque pays peut demander au FMI ainsi que son allocation en droits de tirages spéciaux (les DTS). Depuis 1969, les DTS sont l’unité monétaire de réserve et de compte dans laquelle sont libellés les crédits alloués par le FMI.

Le DTS n’est pas, stricto sensu, une monnaie car elle n’est pas matérialisée : il ne circule aucune pièce, ni aucun billet de banque en DTS. Cette unité monétaire joue un rôle identique à celui que remplissait l’ECU avant que les pays de l’Union européenne n’adoptent l’euro comme monnaie commune. La valeur d’un DTS est déterminée à partir d’une moyenne pondérée d'un panier de quatre devises représentatives des monnaies les plus couramment utilisées dans les transactions internationales, à savoir le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling. La composition de ce panier de monnaie est réexaminée périodiquement (tous les cinq ans) mais sa valeur est déterminée quotidiennement : en 2001, en moyenne, 1 DTS valait 1,26 dollar. Le montant global de ces DTS s’élevait, en 2002, à 290 milliards de dollars.

Pour faire face à des difficultés passagères de financement de leur balance des paiements, les États membres peuvent recourir au compte des ressources générales du Fonds, lequel peut également contracter des emprunts auprès d’autres d'institutions internationales ou auprès d’organisations informelles comme le Club de Paris. Celui-ci regroupe les dix-neuf États détenant les plus fortes créances sur les pays en voie de développement avec lesquels des négociations de gré à gré s’établissent afin de remédier au poids du surendettement qui caractérise la structure de leurs fonds publics.

5

Les concours financiers alloués par le FMI

Le FMI accorde ses concours financiers d’ajustement aux pays connaissant des problèmes d’équilibre de leur balance des paiements. Les instruments de prêts sont nombreux : aux accords dits de confirmation mis en place en 1952, qui restent à ce jour le principal support des prêts, cinq autres modalités d’octroi de crédits existent aujourd’hui (qu’il s’agisse du mécanisme élargi du crédit — MEC — ou de la ligne de crédit préventive), mais tous ont, peu ou prou, des caractéristiques identiques.

Ces crédits sont assortis de conditions. Ils sont temporaires et sont décaissés selon le mécanisme de financement sollicité par l’État demandeur pour une période allant de six mois à quatre ans. Ils sont remboursables : le FMI n’est ni une agence d’aide, ni une banque de développement et, à la différence des prêts alloués par ces dernières, les concours du FMI ne sont pas destinés à financer des projets ou des secteurs d’activité spécifiques. Ils font l’objet d’un dépôt auprès de la banque centrale de l’État récipiendaire à seule finalité de compléter ses réserves de change. En dernier lieu, l’octroi de ces prêts est subordonné au respect de la mise en œuvre effective d’une politique économique convenue entre les autorités de l’État bénéficiaire et les autorités du FMI. Cette tendance s’est notablement accrue au cours des années 1980 et marque une plus grande intervention du FMI sur la structure productive et financière des économies nationales par le biais des politiques dites d’ajustement.

Sur la période 1947-2000, les pays qui ont le plus fortement sollicité le FMI sont le Mexique (pour 20 milliards de DTS), la Corée (18 milliards), la Russie (16 milliards), le Brésil (13 milliards) et l’Argentine (11 milliards).

6

Le rôle du FMI dans l’évolution de l’économie mondiale

6.1

L’immédiat après-guerre

La création du FMI caractérise le renouveau institutionnel qui marque cette période. Le Fonds veille à ce que les comportements monétaires non coopératifs de l’entre-deux-guerres, qui sont à l’origine de crises qui ont alimenté l’esprit belliciste de nombreux États, ne se reproduisent plus. Il s’agit alors de mettre sur pied un nouveau système monétaire international (SMI) contribuant à la stabilité du cours des monnaies. Cet objectif s’est concrétisé par l’adoption d’un régime de changes fixes mais ajustables où les cours sont susceptibles de varier dans le cadre de marges de fluctuation a minima et a maxima définies de manière concertée.

6.2

Les désordres monétaires des années 1970

Les règles, qui fondaient l’ordre monétaire instauré en 1944, sont brutalement bouleversées après la décision du gouvernement américain de supprimer ce système de change fixe en refusant, dorénavant, d’assurer la convertibilité du dollar en or (août 1971). Cette décision ouvre une période de flottement généralisé des monnaies, un système qui sera officialisé en 1976 avec la signature des accords de la Jamaïque. Une logique de marché se substitue à une forme de gouvernance mondiale contrôlée : les capitaux et devises circulent librement, prétexte à des mouvements spéculatifs de grande ampleur qui renforcent les déséquilibres affectant la balance des paiements de nombreux États. Cette situation face à laquelle le FMI s’est trouvé mis de fait a affaibli d’autant son rôle d’arbitrage qui s’est vu réduit à la portion congrue.

Page précédente
| |
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft