Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur mélodie

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

mélodie

Article
Médias
Exemples de motifsExemples de motifs

mélodie, succession organisée de notes d’une hauteur et d’une durée spécifiques, dont l’interaction produit une expression musicale cohérente. Dans la musique occidentale, la mélodie (associée au rythme) constitue l’aspect « horizontal » de la musique, c’est-à-dire sa progression dans le temps, par opposition à l’aspect « vertical » qu’est l’harmonie, c’est-à-dire l’art de la formation et de l’enchaînement des accords. Dans de nombreuses cultures musicales du monde, l’harmonie n’a aucune importance et la mélodie est le seul objectif du jeu des hauteurs (par exemple, dans la musique de l’Hindoustan et la musique du Karnataka (royaume du Sud de l’Inde) dite musique carnatique).

En règle générale, les mélodies issues de la musique traditionnelle ont des tessitures plus restreintes (elles ne dépassent pas une octave) et changent de notes par petits intervalles d’un degré (cette progression, ascendante ou descendante, est appelée mouvement conjoint).

À l’inverse, les mélodies de la musique composée ont tendance à utiliser une échelle de notes plus étendue et progressent par sauts (mouvement disjoint).

Le rythme, le tempo et l’harmonie contribuent également à définir le caractère d’une mélodie : deux mélodies, utilisant exactement le même schéma linéaire mais ayant des rythmes ou des mesures différents, seront totalement distinctes.

En musique instrumentale, les caractéristiques et limites techniques propres aux divers instruments ont également un effet sur la nature des mélodies qui leur sont destinées. Dans les systèmes musicaux non harmoniques, les modes constituent le fondement principal des mélodies : chaque mode définit non seulement les notes utilisées, mais également le caractère de la mélodie et l’emploi de certaines formules mélodiques-rythmiques établies ; le contexte harmonique implicite est statique. Au contraire, dans la musique occidentale, l’influence de l’harmonie a engendré la création de mélodies dont la progression harmonique devient implicite pour l’oreille de l’auditeur, même en l’absence d’accompagnement. Ce langage mélodique caractéristique se retrouve dans tous les genres de musique tonale, y compris dans la musique populaire récente. Le développement de la musique atonale, dont l’aboutissement est le système dodécaphonique, a profondément influencé la relation entre la mélodie et l’harmonie en affectant la relation directe que la tonalité fonctionnelle avait tissée entre elles. C’est pourquoi les mélodies de la période de maturité des compositeurs de la seconde école viennoise (Schoenberg, Berg et Webern), libérées des contraintes de l’harmonie, présentent ce caractère angulaire qui leur est propre, avec de larges sauts sur toute l’échelle des intervalles.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft