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Résultats avec Windows Live® Search empereurArticle
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empereur, titre, dérivé du latin imperator, qui, dans la Rome antique, était attribué au premier magistrat de l’État.
Plus tard, le terme a pris une connotation militaire car il désignait un général victorieux en campagne, jusqu’à son retour à Rome, fin de son imperium (« commandement »). Dans les dernières années de la République romaine, le Sénat invitait parfois un général victorieux à assumer cette charge de façon permanente. Rome était déjà un Empire lorsque Jules César a adopté le titre d’empereur. Pour la première fois, le terme « imperator » désignait un souverain, perdant ainsi son sens honorifique. Auguste, petit-neveu de Jules César, décida de faire précéder le nom du souverain de Rome par ce titre. Cependant, cette pratique n’est entrée réellement en vigueur qu’à partir du règne de Néron (54-68). Le titre est demeuré en usage à Byzance, tandis qu’en Occident, le prestige attaché à ce nom, symbolisant aux yeux des Francs, la puissance et la civilisation romaine, a amené Charlemagne à se faire couronner empereur à Rome en l’an 800. Ses successeurs portent le titre puis, à partir de 962, avec Othon Ier, tous les monarques du Saint Empire romain germanique jusqu’à la dissolution de l’Empire en 1806. De cette date à 1918, seul a subsisté le titre d’empereur d’Autriche, porté par les Habsbourg. À travers le monde, d’autres pays ont connu dans leur histoire des souverains portant, par analogie, le titre d’empereur. Dans la Chine ancienne, l’empereur possédait un statut équivalent à celui des empereurs romains. Au Japon, le tenno (« souverain du ciel ») était un empereur qui détenait peu de pouvoir, souverain semi-divin d’un seul pays, dont le rôle s’apparentait à celui d’un roi-prêtre. En Russie, le titre de tsar (déformation en russe du mot « césar ») était l’équivalent de celui d’empereur, et a été porté jusqu’à la révolution de 1917. Le titre d’empereur désigne généralement un souverain régnant sur plusieurs pays ou territoires, par opposition au roi, qui est le souverain d’un pays et d’un peuple. Par le passé, nombreux sont les souverains qui ont adopté le titre d’empereur, dont la reine de Grande-Bretagne, Victoria, qui devient impératrice des Indes de 1876 à 1901, et en Allemagne, Guillaume Ier de 1871 à 1888 puis Guillaume II de 1888 à 1918.
En France, le titre d’empereur est lié à l’histoire de la famille Bonaparte. En 1804, Napoléon Bonaparte, consul à vie, devient empereur, à la fois pour ne pas restaurer le titre de roi et pour manifester son ambition d’une monarchie débordant le seul cadre géographique de la France. Son neveu, Louis Napoléon Bonaparte, président de la République de 1848 à 1852, restaure l’Empire en 1852. Mais la défaite lors de la guerre franco-allemande de 1870-1871 et la capitulation de Sedan mettent un terme au second Empire. De fait, à la différence de la monarchie où le principe dynastique est fortement institué et reconnu, l’empire en France ne réussit pas à perdurer, en grande partie pour avoir échoué dans l’instauration du fonctionnement héréditaire. Le titre d’empereur a donc été porté par deux hommes qui ont tenté de réintroduire l’hérédité dans les mécanismes du pouvoir au moment où la notion de souveraineté nationale, née avec la Révolution, tendait à supprimer cette dimension dans l’organisation du gouvernement. De nos jours, le mouvement de décolonisation et le déclin des monarchies dans le monde expliquent le déclin de ce terme.
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