Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Mendès France, Pierre

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search
Page 2 sur 2

Mendès France, Pierre

Article
Médias
Pierre Mendès France, discours d’investiturePierre Mendès France, discours d’investiture
Plan de l'article
5

Une longue traversée du désert

En 1958, il désapprouve le retour du général de Gaulle au pouvoir et condamne la Constitution de la Ve République. Battu aux élections législatives de novembre 1958, exclu du Parti radical en 1959, il rejoint le Parti socialiste unifié (PSU) en 1961 et ne cesse plus, avec l’opposition qui tente de s’organiser, de dénoncer la politique du général de Gaulle et la présidentialisation du régime. Élu député de Grenoble en 1967, il cautionne le mouvement de Mai 68, pendant lequel il se déclare « prêt à accepter les responsabilités qui pourraient lui être confiées par la gauche unie », compte tenu du risque de vacance du pouvoir qui s’esquisse. Après son échec aux élections législatives de 1968, il soutient la candidature de Gaston Defferre à l’élection présidentielle de 1969 mais, malade, il cesse ses activités politiques en 1972, ne sortant de sa réserve que pour appeler à la réconciliation entre Israéliens et Palestiniens. Bien que s’étant tenu en marge du mouvement d’unification de la gauche non communiste entrepris par François Mitterrand, il appuie la candidature de ce dernier à la présidence de la République en 1981.

L’accolade fraternelle que le président élu lui donne publiquement, lors de son installation à l’Élysée le 21 mai 1981, se veut une reconnaissance de ce que la gauche doit à l’auteur du prémonitoire Gouverner, c’est choisir (1953). Pourtant, n’intégrant ni véritable programme politique (à part un libéralisme social fortement teinté de volontarisme technocratique) ni véritable programme institutionnel (à part un attachement indéfectible au régime des partis tout en anticipant, de fait, le renforcement de l’exécutif que devait opérer la Constitution de la Ve République), il serait malaisé de décrire le mendésisme autrement que comme un style, mêlant franchise, exigence intellectuelle et extrême honnêteté, qui devait marquer, comme un horizon indépassable, toute une génération d’hommes politiques.

Page précédente
|
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft