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république

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Chinard, la RépubliqueChinard, la République
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1

Présentation

république (du latin res publica ; littéralement, « chose publique »), forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir n’appartient pas à un seul, et où les fonctions publiques ne sont pas héréditaires.

Pris dans son sens étymologique, le terme « république » semble se rapporter à la forme de gouvernement dans lequel le peuple détient la souveraineté, et délègue à des représentants élus le pouvoir de diriger en son nom. Toutefois, la notion de république a reçu au cours de l’histoire des contenus différents qui la rendent difficile à cerner.

2

Les différentes conceptions de la notion de république

2.1

Complexité et variété des définitions

Dans son sens générique, la république se définit comme le régime dans lequel la fonction de chef de l’État ne se transmet pas héréditairement. La légitimité politique ne découle pas du sang ou de la filiation comme c’est le cas dans une monarchie.

Pour autant, la république ne se confond pas nécessairement avec la démocratie. Certes, en 510 av. J.-C., une res publica est instaurée à Rome dans laquelle le populus (l’ensemble des citoyens) devient la source du pouvoir politique (voir République romaine). Toutefois, dans l’Antiquité grecque, les théories sur la république, telles que celles développées par Platon et Aristote, dissocient république et démocratie. En effet, la république désigne alors le caractère souverain de l’entité politique formée par les cités-États. Toute entité politique indépendante peut, dès lors, être qualifiée de république, sous réserve que le chef de l’État ne soit pas un monarque héréditaire. De même, sous l’Ancien Régime, la république désigne simplement l’État, comme par exemple dans les Six Livres de la République, publiés en 1576 par Jean Bodin, et qui définissent la république comme « un droit gouvernement [...] avec puissance souveraine ».

Ainsi, une république peut aussi bien revêtir une forme aristocratique, telle qu’elle prévaut sous l’Ancien Régime à Venise, ou une forme démocratique, comme c’est généralement le cas dans l’Occident contemporain.

2.2

La conception platonicienne

À titre d’illustration, dans son ouvrage la République, Platon présente une cité (en latin, polis, « cité-État ») idéale, assimilable à une république aristocratique. Aux caractéristiques fondamentales de l’âme humaine, l’appétit, la fougue et l’esprit philosophe, Platon associe trois groupes sociaux distincts : une classe marchande, une classe d’administrateurs et de guerriers, responsables de l’exécution des lois, et enfin une classe de rois-philosophes législateurs. Cette élite de rois-philosophes y serait en charge de garantir l’harmonie de la polis. Dans ce modèle, une fraction de la communauté, censée posséder une capacité particulière pour connaître ce qui constitue le bien commun, exerce le pouvoir politique.

2.3

La conception aristotélicienne

Dans son traité Politique, Aristote présente une autre vision de la république, plus proche de la conception occidentale contemporaine. Aristote établit une typologie des formes de gouvernement en trois catégories, chacune recouvrant une version vertueuse et une version pervertie du régime qu’elle renferme. La monarchie, forme vertueuse du gouvernement d’un seul, s’oppose à la tyrannie ; l’aristocratie s’oppose à l’oligarchie, et la république démocratique a pour forme déviante la république démagogique. Seule la république démocratique, permettant à tous de participer au gouvernement, garantirait l’harmonie de la cité.

3

Histoire des républiques

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