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Présentation ; L’enfance et l’adolescence ; Vienne et l’Italie ; Premières œuvres instrumentales ; Nouvelle tournée européenne (Mannheim, Paris) : rupture avec Salzbourg ; Vienne ; Un compositeur de génie
Mozart, Wolfgang Amadeus (1756-1791), compositeur autrichien qui a porté, avec Joseph Haydn et Ludwig van Beethoven, le style classique viennois à son plus haut niveau. Enfant prodige, il est considéré comme un des plus grands génies musicaux de tous les temps, pour son œuvre, pour ses aptitudes musicales « innées » ainsi que pour son ouverture à la musique des autres compositeurs qu’ont développée ses nombreux voyages en Europe.
Né à Salzbourg, Wolfgang Amadeus Mozart appartient à une famille de musiciens autrichiens originaires d’Allemagne. Son père, Leopold Mozart (1719-1787), est lui-même compositeur et violoniste dans l’orchestre de l’archevêque de Salzbourg de 1743 jusqu’à sa mort. Des sept enfants Mozart, deux seulement survivent, Maria Anna (« Nannerl »), son aînée de cinq ans, et Wolfgang Amadeus. Tous deux sont musiciens : Nannerl joue du clavecin ; Wolfgang aborde très rapidement la musique ; il joue bientôt lui-même du clavecin, puis étudie le violon. Il étonne par sa capacité à improviser, à déchiffrer et à mémoriser les partitions. En 1762, alors que Wolfgang atteint l’âge de six ans, Leopold organise avec ses deux enfants un voyage à Munich et à Vienne, où leur génie et leur précocité soulèvent l’admiration. Leopold se lance alors, en 1763, dans une entreprise plus vaste : une tournée dans les principales villes allemandes, puis dans les deux centres musicaux les plus brillants d’Europe à l’époque, Paris et Londres. Ce voyage est une grande réussite, tant sur le plan social que sur celui de la composition musicale. En effet, d’une part, Mozart joue devant le roi Louis XV, la reine et Madame de Pompadour à Versailles, ainsi que devant le roi George III à Londres. D’autre part, il exécute ses premières symphonies lors d’un concert à Londres. Enfin — point qui s’avérera particulièrement déterminant —, alors qu’il est en Angleterre, Mozart découvre la musique de Carl Friedrich Abel et de Johann Christian Bach. Ce voyage, qui durera trois ans et demi, se termine en novembre 1766. Lors du retour, la famille Mozart passe par les Pays-Bas. Mozart et sa sœur jouent à La Hague devant la princesse de Nassau–Weilburg, à laquelle le jeune compositeur dédie six Sonates pour piano (ou clavecin) et violon, K. 26-31.
De retour à Salzbourg, Mozart travaille à transformer en concertos quelques sonates de compositeurs qu’il a rencontrés à Paris. En septembre 1767, la famille se rend à Vienne et y demeure quinze mois. L’impératrice Marie-Thérèse et son fils, Joseph II, commandent un opéra à Mozart. Celui-ci crée la Finta semplice, un opéra bouffe, qui ne sera pas représenté à Vienne — à la suite d’intrigues de cour —, mais à Salzbourg, le 1er mai 1769. La deuxième œuvre dramatique de Mozart, le singspiel Bastien et Bastienne qui révèle sa profonde connaissance de l’opéra-comique français, est donnée à Vienne en septembre ou octobre 1768. En 1769, c’est la Missa brevis en ré mineur, K 65, qui est exécutée à la Collegienkirche de Salzbourg. En novembre, Mozart se voit confier le poste de Konzertmeister (sans traitement) à la cour de Salzbourg, et reçoit 120 ducats pour voyager en Italie avec son père. Tous deux partent en décembre 1769 et parcourent le pays pendant plus de deux ans, faisant étape dans les plus grandes métropoles. À Bologne, en 1770, Mozart rencontre le Padre Martini, l’un des plus grands théoriciens de la musique de l’époque ; à Milan lui est passé commande d’un opéra : Mitridate, rè di Ponto, donné au Teatro Regio Ducal le 26 décembre 1770 et qui remporte un grand succès — Mozart dirige lui-même la représentation. Après un bref séjour à Salzbourg, une deuxième commande le ramène à Milan en 1771 : une « sérénade théâtrale » (Ascanio in Alba), créée le 17 octobre de la même année, pour la célébration d’un mariage dans la famille impériale. En 1772, il retourne une troisième fois en Italie, et compose un opera seria, Lucio Silla (créé au Teatro Regio Ducal, à Milan, le 26 décembre) et le célèbre motet Exsultate, jubilate chanté par le castrat Venanzio Rauzzini (créé à Milan, le 17 janvier 1773). Ce séjour italien donne à Mozart l’occasion de révéler qu’à l’âge de dix-sept ans, il domine et pratique tous les genres musicaux.
De retour à Salzbourg, Mozart y devient une figure marquante de la vie musicale. Il compose alors surtout de la musique de chambre et de la musique pour orchestre, notamment quatre symphonies (K. 184, 199, 162 et 181). En 1775, il compose cinq concertos pour violon (K. 207, 211, 216, 218 et 219). Il s’attache également à la musique d’église. Mais, à sa grande déception, il n’obtient pas de poste à la cour de Vienne.
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