Articles voisins
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Renaissance, art de la

Résultats avec Windows Live® Search

  • La Tribune de l'Art

    Histoire de l'art en Europe de la Renaissance au XIXe siècle. Editorial, événements et actualité en histoire de lart, publications récentes et liens utiles.

  • L'art de la Renaissance en Italie

    Le nouveau statut de l'artiste, le Quattrocento, la Renaissance classique, la Renaissance tardive et le maniérisme.

  • Haute-Renaissance de la peinture

    La "Haute Renaissance" fait référence aux arts de la Rome papale, de Florence et de la République de Venise entre 1500 et 1530. Avec la peinture de la Renaissance, l'art ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Renaissance, art de la

Article
Médias
Lippi (Fra Filippo), Vierge à l'Enfant et deux angesLippi (Fra Filippo), Vierge à l'Enfant et deux anges
Plan de l'article
1

Présentation

Renaissance, art de la, production artistique de l’Europe occidentale des XVe et XVIe siècles issue du large mouvement de rénovation culturelle appelé Renaissance.

2

La civilisation de la Renaissance

Le mouvement culturel de la Renaissance s’est progressivement constitué dès la fin du XIVe siècle en Italie centrale, pour s’étendre au XVIe siècle à travers toute l’Europe et marquer l’ensemble des sphères d’activités de la société. Dans tous les pays européens, il est d’usage de distinguer les périodes successives de la Renaissance (marquées par des évolutions stylistiquement très pertinentes) en utilisant une terminologie italienne ; ainsi, à la suite du Trecento des primitifs italiens (XIVe siècle), le XVe siècle est couramment appelé Quattrocento et le XVIe siècle, Cinquecento.

La Renaissance peut être considérée comme un mouvement, car son histoire s’est élaborée sur la conscience d’une rupture. En effet, la principale source de référence n’est plus la tradition, mais un passé idéalisé et reconstruit, communément appelé l’Antiquité. On considérait en effet qu’au cours de la longue période du Moyen Âge avait été interrompu l’élan créatif suscité par les Grecs et par les Romains. Ce qui distingue fondamentalement la Renaissance italienne, dite humaniste, des périodes de « renaissances » qui l’ont précédée (carolingienne au IXe siècle, ottonienne aux Xe et XIe siècles, et frédéricienne au XIIe siècle), c’est l’affirmation d’une rupture, ou tout du moins d’une interruption, plutôt que la recherche d’une continuité historique.

La puissance économique des États de l’Italie centrale sous la Renaissance a entraîné un accroissement significatif des richesses et, par conséquent, des commandes artistiques ; c’est dans ce contexte que le « nouvel art » a pu prendre son essor. Peu à peu, les artistes s’élèvent du rang d’artisan à celui d’artiste, qui relève d’une profession intellectuelle ou libérale. Au cours du Cinquecento, certains étaient d’ailleurs choyés tels de véritables seigneurs. Afin de procurer à leurs commanditaires des repères d’identification clairs, les artistes de la Renaissance abandonnent progressivement tout ce qui constitue la spécificité de l’art gothique (hiératisme, mysticisme et symbolisme) et, en revanche, mettent l’accent sur l’observation du réel, se prennent de passion pour les mathématiques, les recherches sur les lois optiques, l’expérimentation technique, l’utilisation des répertoires de formes antiques, etc. Les œuvres d’art et d’architecture accèdent au statut des lettres et des sciences, autorisant par là leurs auteurs à participer aux débats philosophiques de la cité. Leon Battista Alberti définissait la peinture comme une « fenêtre ouverte sur l’Univers » : le peintre devenait selon lui un médiateur et l’art, un instrument de connaissance.

3

Le Quattrocento

Les premières œuvres issues de ce renouveau artistique voient le jour à Florence au début du XVe siècle mais s’appuient sur des recherches antérieures entreprises quelques décennies plus tôt. À la fin du Moyen Âge, la figure de l’Homme prend le pas sur toutes les autres préoccupations : il s’agit d’accorder à l’Homme une nouvelle dimension, de lui offrir à nouveau un rôle actif dans la réalisation de lui-même. C’est ainsi que les recherches plastiques des artistes s’orientent principalement sur la question de l’espace : comment percevons-nous l’espace qui nous entoure et comment pouvons-nous le reproduire dans une œuvre d’art ? Ce problème met d’emblée en évidence la difficulté à mettre en phase ce regard profondément attentif que l’on porte sur la nature et la transposition de celle-ci sur une surface plane, ce qui constitue en soi un acte artificiel, parce qu’intellectuel. La transposition du réel a ainsi constitué l’une des questions artistiques les plus fécondes de la Renaissance.

Un certain nombre d’outils et de techniques sont alors mis au point : l’étude de la perspective, celle des proportions fondées sur le canon anthropomorphique, et enfin l’étude de l’anatomie et du mouvement qui en constituent les principales composantes.

3.1

Le concours des portes du baptistère de Florence en 1401

Le concours mis en place pour la réalisation de la deuxième porte du baptistère de Florence — qui s’inspire de la porte sud sculptée par Andrea Pisano entre 1330 et 1336 — est souvent considéré comme un acte fondateur de la Renaissance artistique. Parmi les sculpteurs confirmés comme Jacopo della Quercia, deux jeunes artistes participent au concours d’orfèvrerie qui les invite à proposer leur version de l’« histoire du sacrifice d’Isaac », sous la forme d’une histoire, c’est-à-dire d’une représentation narrative d’une scène biblique, et non plus d’une simple évocation.

Les deux orfèvres font preuve d’une sensibilité humaniste et d’un souci de représentation presque naturaliste. Toutefois, leurs contributions (que l’on peut admirer aujourd’hui à Florence, au musée national du Bargello) s’avèrent assez différentes : Lorenzo Ghiberti, qui remporte le concours, dispose sur son panneau les différents éléments nécessaires au récit et évoque un rite antique dans un esprit proche de l’allégorie. Le choix de Filippo Brunelleschi, en revanche, met l’accent sur le rapport de forces entre les protagonistes et sur la brièveté dramatique de l’action. Vingt années auront été nécessaires à Ghiberti pour achever son projet. Entre 1425 et 1452, il réalise également la troisième porte du baptistère, surnommée « Porte du paradis » par Michel-Ange.

Page précédente
| | | |
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft