![]() Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant syndrome immunodéficitaire acquis [sida] et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur syndrome immunodéficitaire acquis [sida] |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search syndrome immunodéficitaire acquis [sida]Article
Plan de l'article
Présentation ; Historique de la maladie ; Virus responsable : le VIH ; Transmission ; Dépistage et diagnostic ; Phases de la maladie, symptômes et complications ; Traitements ; Perspectives thérapeutiques et vaccinales ; Prévention ; L’épidémie de sida dans le monde
syndrome immunodéficitaire acquis [sida], stade déclaré de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (voir VIH). Le terme de sida correspond stricto sensu au stade déclaré de l’infection par le VIH ; celle-ci peut en effet rester muette pendant plusieurs années et ne devient apparente que lorsque le système immunitaire, affaibli, ne fonctionne plus normalement. Le sida proprement dit, conséquence de cet effondrement, se traduit par de nombreuses maladies (infections bactériennes ou virales, tumeurs, affections du système nerveux central), dites opportunistes car elles atteignent peu les sujets dont l’immunité est normale.
En 1981, une maladie jusque-là inconnue est découverte aux États-Unis : il s’agit d’une immunodéficience sévère dont une trentaine de cas sont recensés par le Center of Disease Control chez des hommes jeunes et homosexuels. Un cas similaire est également découvert en France. À la fin de cette même année, la maladie a reçu un nom : en anglais AIDS (Acquired Immuno-Deficiency Syndrome), en français sida (syndrome immunodéficitaire acquis), et ses modes de transmission sont connus. Le virus responsable est identifié en 1983 par l’équipe du Français Luc Montagnier puis, de façon indépendante, par celle de l’Américain Robert Gallo en 1984. Le sida est une maladie émergente, apparue en Afrique probablement au cours de la seconde moitié du xxe siècle ; sur la base d’analyses de sérums sanguins conservés à des fins d’études biologiques sur les maladies infectieuses, on pense qu’il a émergé vers la fin des années 1950. L’épidémie de sida que nous connaissons aujourd’hui a débuté à la fin des années 1970 ou au début des années 1980 en Afrique subsaharienne, en Amérique du Sud et du Nord, aux Caraïbes, en Europe de l’Ouest, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Elle s’est répandue rapidement aux autres régions de la planète, touchant l’Asie du Sud, de l’Est et du Sud-Est, la région Pacifique, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à la fin des années 1980. L’Europe de l’Est et l’Asie centrale ont connu l’apparition du fléau au début des années 1990. Le sida touche aujourd’hui le monde entier. Les recherches menées depuis le début des années 1980 ont permis d’élucider les mécanismes de la maladie aux niveaux moléculaire et cellulaire, et de mettre au point des traitements antiviraux permettant de freiner son évolution. Cependant, aucun moyen n’existe encore pour la guérir : le sida reste une maladie mortelle.
Le sida est dû à un rétrovirus, le VIH ou virus de l’immunodéficience humaine, qui infecte certaines cellules du système immunitaire, les lymphocytes T-CD4 (ou T4), responsables de la coordination des différents acteurs cellulaires et moléculaires de la réponse immunitaire. Pour une présentation de ce virus, de sa structure, de ses particularités et de son mode de multiplication, voir VIH.
Le VIH se transmet par le sang et les sécrétions sexuelles. La sueur, la salive, l’urine et les selles ne sont pas contaminants, le virus y étant présent en trop faibles quantités. Le VIH ne peut par ailleurs pas survivre longtemps en dehors de l’organisme. Les contacts de la vie quotidienne, le partage des verres et couverts, les postillons, les poignées de porte, le linge, les téléphones publics ou les sièges de toilette sont sans risque. Les animaux domestiques ne transmettent pas le sida, pas plus que les piqûres de moustiques.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |