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Paris, traités deArticle
Plan de l'article
Présentation ; Traité de Paris, 1229 ; Traité de Paris, 1259 ; Traité de Paris, 1763 ; Traité de Paris, 1783 ; Traité de Paris, 1796 ; Traités de Paris, 1814 et 1815 ; Traité de Paris, 1856 ; Traité de Paris, 1898 ; Traités de Paris, 1947 ; Traité de Paris, 1951
Signé le 3 septembre 1783, ce traité met un terme à la guerre de l’Indépendance américaine entre les États-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni — le conflit entre le Royaume-Uni et les autres belligérants (France et Espagne) est pour sa part réglé au traité de Versailles, signé le même jour. Le Royaume-Uni reconnaît l’indépendance et la souveraineté de ses treize anciennes colonies d’Amérique, désormais érigées en nation. Les Américains souhaitant rester sujets britanniques partent pour le Canada, qui demeure un territoire britannique. Le tracé des frontières des nouveaux États-Unis d’Amérique alors déterminé va devenir une source de discordes entre Français et Américains. Elles sont ainsi définies : la rivière Sainte-Croix, la ligne de partage des eaux entre le Saint-Laurent et l’océan Atlantique, le 45e parallèle, le milieu des Grands Lacs, le Mississippi et le 31e parallèle.
Signé le 15 mai 1796, ce traité consacre le succès de la campagne d’Italie que mène alors le général Bonaparte. Après avoir séparé l’armée sarde de l’armée autrichienne, Napoléon Bonaparte vainc les Sardes à trois reprises en avril 1796 (Montenotte, Dego, Mondovi). Ceux-ci sont contraints de signer l’armistice de Cherasco (28 avril), puis le traité de Paris du 15 mai qui donne à la France la Savoie et les comtés de Nice, Tende et Beuil.
De 1799 à 1815, la France est engagée dans les guerres napoléoniennes menées par Napoléon Bonaparte — devenu en 1804 l’empereur Napoléon Ier — contre les puissances européennes.
En 1814, défait, Napoléon Ier est contraint d’abdiquer. Le premier traité de Paris, signé le 30 mai 1814, entre la France et les Alliés vainqueurs de l’Empereur — Royaume-Uni, Russie, Autriche, Prusse, Suède, Portugal et Espagne — ramène le pays vaincu à ses frontières de 1792. La France conserve cependant Mulhouse, Montbéliard, Chambéry et Annecy, ainsi que le comtat Venaissin, les forteresses allemandes de Philippeville, Marienbourg, Sarrelouis et Landau. Ses colonies lui sont restituées, exceptées Tobago, Sainte-Lucie et l’île Maurice, cédées au Royaume-Uni.
Le congrès de Vienne se réunit dans la capitale autrichienne de septembre 1814 à juin 1815 pour redessiner la carte politique de l’Europe et déclarer Napoléon hors la loi. Celui-ci revient en France le 1er mars 1815 et tente, au cours des Cent-Jours, de reprendre le pouvoir. Battu à Waterloo, il abdique une seconde fois. Un second traité, conclu entre la France, l’Autriche, le Royaume-Uni, la Prusse et la Russie, le 20 novembre 1815, sanctionne la défaite napoléonienne. Les conditions sont beaucoup plus dures que celles du précédent traité. La France s’engage à payer 700 millions de francs de dommages de guerre aux Alliés et accepte de subir l’occupation de leurs armées pendant trois ans. Elle doit également céder aux Pays-Bas les positions stratégiques du duché de Bouillon, de Philippeville et de Marienbourg ; Sarrelouis, Sarrebrück et les deux rives de la Sarre sont annexées par la Prusse ; Landau est rattachée au Haut-Palatinat bavarois, tandis que la plus grande partie du pays de Gex revient à la Confédération suisse.
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