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Résultats avec Windows Live® Search Tantale (mythologie)Article
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Tantale (mythologie), dans la mythologie grecque, roi de Lydie condamné à un supplice éternel dans le monde des enfers, et dont le nom a été donné à un élément chimique aux propriétés proches du niobium (de Niobé, fille de Tantale).
Fils de Zeus et de Ploutô, Tantale est aimé des dieux et invité à leur table sur l’Olympe, où il goûte le nectar et l’ambroisie. Mais Tantale offense les dieux en décidant de mettre à l’épreuve leur omniscience, dont il doute. Certains récits racontent qu’il dérobe un jour du nectar et de l’ambroisie, qu’il rapporte sur Terre. D’autres disent qu’il se permet de révéler aux mortels des secrets entendus sur l’Olympe. Quoi qu’il en soit, Tantale commet un jour un crime bien plus grave : ayant invité les dieux à dîner dans son palais, il tue son fils unique, Pélops, le cuisine et le sert à l’occasion du banquet. Les dieux s’aperçoivent immédiatement de la nature de cette nourriture, à l’exception de Déméter. En effet celle-ci, désespérée par la disparition de sa fille Perséphone (enlevée par Hadès, le dieu des Morts), en mange distraitement un morceau. Furieux, les dieux condamnent Tantale à un supplice perpétuel dans l’Hadès, raconté par Homère dans l’Iliade : affligé d’une faim et d’une soif inextinguibles, il est attaché pour l’éternité dans le Tartare, sous un arbre regorgeant de fruits mûrs et plongé dans l’eau jusqu’au cou. Chaque fois qu'il se penche pour boire de l'eau, celle-ci se retire, et chaque fois qu’il tente d’attraper un fruit, les branches s’éloignent hors de sa portée. Selon les Métamorphoses d’Ovide ou l’Énéide de Virgile, Tantale connaît un seul moment de répit : lorsque Orphée, descendu aux enfers pour chercher Eurydice, joue de la lyre, il oublie un instant sa soif et renonce à atteindre l’eau. Les dieux lancent également une malédiction sur toute la descendance de Tantale, à partir des fils de Pélops, qui a été ressuscité : c’est la malédiction qui pèse sur la famille des Atrides.
Si « le supplice de Tantale », qui symbolise le désir non assouvi, est devenu une expression courante, le sujet n’a paradoxalement fait l’objet que d’un très petit nombre de représentations picturales. On rencontre toutefois Tantale parmi les autres suppliciés des Enfers (dont Sisyphe et Ixion) dans certaines représentations de l’Hadès de la Grèce antique (notamment sur des vases peints). Citons également le Tantalos du dessinateur et caricaturiste du xixe siècle Honoré Daumier.
On trouve en revanche le personnage de Tantale dans divers écrits et œuvres musicales. Il apparaît ainsi au début du Thyeste de Sénèque (Thyeste est l’un des deux fils de Pélops) : au début de la pièce, le spectre de Tantale apparaît pour raconter les supplices qu’il vit dans le Tartare. Dans le poème Consolation de philosophie, Boèce, qui raconte la descente d’Orphée aux enfers, évoque la rencontre de ce dernier avec Tantale et deux autres suppliciés, Ixion et Tityos. On peut également citer le Thyeste de Hugo Claus, inspiré de celui de Sénèque. Enfin, on trouve Tantale, toujours aux côtés d’Ixion et de Tityos, dans la cantate Orphée descendant aux Enfers de Marc-Antoine Charpentier, où l’on peut entendre le chœur des trois suppliciés : « Affreux tourments, gênes cruelles, / Qu’en ces lieux nous souffrons sans espoir de secours, / Renaissantes douleurs, peines toujours nouvelles, / Hélas, durerez-vous toujours ? ».
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