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Résultats avec Windows Live® Search Muybridge, EadweardArticle
Plan de l'article
Présentation ; Une activité photographique effervescente ; La question du « temps de suspension » ; Les panoramas urbains ; Les « séries » sur la locomotion
Muybridge, Eadweard (1830-1904), photographe américain d’origine britannique. Célèbre pour ses photographies d’hommes et d’animaux en mouvement, inventeur des « images animées », Eadweard Muybridge est parfois considéré comme l’un des précurseurs du cinéma.
Né à Kingston upon Thames (Angleterre), où il fait ses études, Eadweard Muybridge — de son vrai nom Edward James Muggeridge — émigre aux États-Unis en 1851. Il devient libraire à New York, puis à San Francisco à partir de 1855. Les expériences de daguerréotypie faites par Silas T. Selleck suscitent chez lui un vif intérêt. Il découvre également les travaux de photographes paysagistes comme Charles L. Weed, Robert Vance, Carleton E. Watkins. En 1860, il réalise sa première série sur la Yosemite Valley. Grièvement blessé à la tête dans un accident de diligence, il doit suspendre son travail, et passe sa convalescence en Angleterre. Après son retour en Californie en 1866, le photographe se lance, sous son pseudonyme, dans la photographie commerciale et baptise son « studio volant », Hélios. Ses vues de San Francisco et de la Yosemite Valley, où il multiplie les expéditions photographiques, lui assurent un certain prestige. À cette époque, il met au point la technique dite du « ciel masqué », qui consiste à occulter sur les négatifs la zone du ciel afin d’y substituer un autre ciel travaillé. Leland Stanford, magnat du chemin de fer, l’engage pour photographier ses réalisations ferroviaires. De 1867 à 1873, Eadweard Muybridge se consacre à de nombreuses commandes des services publics américains, et photographie ainsi l’Alaska, les îles Farallon, les phares de la côte Pacifique, les champs de lave de Californie du Nord et la guerre Modoc (1872-1873). Il s’installe à Woodward’s Gardens (grand parc d’attraction), où il expose ses travaux.
En 1872, à la suite des conclusions du physiologiste Étienne-Jules Marey, une controverse éclate au sein des cercles hippiques : il s’agit de savoir si un trotteur perd ou non contact avec le sol à un stade quelconque de sa course. Le magnat Leland Stanford, également passionné de chevaux, demande à Eadweard Muybridge de trancher à l’aide d’une photographie instantanée. Son trotteur Occident est le sujet de l’expérience. Après quelques essais infructueux, Muybridge imagine un dispositif d’obturation rapide et, grâce à ses talents de chimiste, obtient finalement des images qui démontrent la réalité du « temps de suspension ». Entre-temps, Eadweard Muybridge a épousé une jeune femme âgée de 20 ans, Flora Shallcross Stone. En 1874, celle-ci — qui entretient en parallèle une relation adultérine — met au monde un fils, que Muybridge soupçonne d’être naturel. Le photographe, brisé par la jalousie et le chagrin, débusque son rival et l’abat. Exilé quelques années pour homicide, il est finalement acquitté au terme d’un procès médiatisé.
En janvier 1877, Eadweard Muybridge reprend son travail. Il s’installe dans une tour dominant San Francisco et, à l’aide de plaques 20 × 25, reconstitue en onze panneaux un panorama de plus de deux mètres. Il effectue une deuxième tentative en novembre avec des plaques de 45 × 55, composant une fresque de plus de cinq mètres de long, mais un incendie détruit les négatifs, de même que ceux de son voyage en Amérique du Sud. En 1878, il réalise un panorama d’une qualité supérieure, remarquable par la profondeur et la qualité de prise de vue.
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